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Afin de souligner le jour de la fête nationale de la France, nous avons pensé dresser une liste de films d’horreur intéressants réalisés en français et qui nous proviennent du pays:


Haute Tension (2003) 

Alors qu’elles vont passer un week-end à la campagne chez la famille de l’une d’elle, deux amies seront confrontées à un mystérieux assassin. Haute Tension est une véritable montagne russe. On s’y sent en sécurité jusqu’à ce qu’on nous surprenne. La performance irréprochable de Cécile De France et les maquillages de Giannetto De Rossi, ayant travaillé avec Lucio Fulci, en font un film inoubliable. Une perle qui a valu au réalisateur Alexandre Aja toute une réputation.

Martyrs (2008)

Ayant réussi à s’évader d’un groupe d’assaillants alors qu’elle n’était qu’une gamine, une jeune femme perturbée, qui pense avoir retrouvé ses bourreaux, décide de débarquer chez eux. Martyrs est un film très subversif qui s’est attiré une série d’embûches à sa sortie, en 2008, notamment lorsque la commission de classification des films y a apposé le sceau 18 ans et plus. Il est donc facile d’imaginer que le nombre de salles le diffusant aurait été risible. La compagnie le distribuant, Wild Bunch, avait même décidé d’annuler sa sortie. Heureusement, le cinéaste a plaidé sa cause auprès de la ministre de la culture, qui a modifié sa classification. En bout de ligne, tout ce cirque médiatique a peut-être aidé le film à se faire connaître. Martys reste d’une grande brutalité et d’une violence insoutenable pour plusieurs cinéphiles.

À l’intérieur (2007)

Passant le réveillon de Noël toute seule, une jeune femme enceinte, dont le conjoint vient de mourir dans un tragique accident, reçoit la visite d’une inquiétante femme. À l’intérieur met en scènes plusieurs des images les plus laides qu’on puisse imaginer, dont celle de traquer une femme enceinte. Par ailleurs, ce home invasion multiplie intelligemment les clins d’œil et nous livre des meurtres bien étoffés. Si Alysson Paradis (sœur de Vanessa) s’en tire bien dans ce premier rôle, c’est pourtant Béatrice Dalle qui émerveille le plus.

Les yeux sans visages (1960)

Responsable de l’accident ayant défiguré sa fille, un chirurgien et son assistante s’engagent dans une série d’enlèvements de jeunes femmes pour trouver un visage à transplanter à la demoiselle sans figure. Analysé en détails dans notre chronique Dissection pour collectionneurs, Les yeux sans visage est chef d’œuvre du cinéma français qu’il faut absolument découvrir.

Ils (2006)

Racontant l’histoire d’un couple dont la demeure de campagne est soudainement envahie par un groupe de meurtriers, Ils a certes de quoi faire pâlir le succès américain The Strangers, qui s’en inspire sans jamais atteindre le même niveau de qualité. Avec son rythme frénétique et son suspense merveilleusement mené, le film est envoûtant d’un bout à l’autre.

Le démon dans l’île (1983)

De mystérieux incidents de destruction se produisent sur une île de la Normandie. Se pourrait-il qu’ils aient un lien avec un enfant? Sans être un film d’horreur rempli d’action, il y a quelque chose dans ce film de Francis Leroi qui reste gravé en nous. Le visuel élégant compose à lui seul une ambiance unique et même si le résultat n’est pas toujours impeccable, la tentative du cinéaste n’en est pas moins louable.

La revanche des Mortes-Vivantes (1987)

Trois jeunes femmes, qui meurent subitement après avoir bu du lait, reviennent à la vie et s’engagent dans une série de meurtres sanguinaires. À mi-chemin entre le soft porn et le film d’horreur gore grand-guignolesque, ce film de  Pierre B. Reinhard, spécialiste du cinéma érotique, est un pur film d’exploitation. On y multiplie les incohérences et les clichés. Pourtant, ces mortes-vivantes sont terrifiantes et s’adonnent à des meurtres d’un sadisme inimaginable. Certains passages de tortures proposent de véritables scènes d’anthologie.

Amer (2009)

Le film nous permet de suivre le personnage d’Ana à trois époques différentes de sa vie, qui offrent toutes leur lot d’horreur, de fantasmes, et d’érotisme. Déroutant du début à la fin, Amer se ressent davantage qu’il ne s’écoute. Si les deux cinéastes (Hélène Cattet et Bruno Forzani) adoptent un style rappelant un peu le giallo, l’absence presque total de dialogue, le montage fouillé et la bande sonore travaillée en font une ballade totalement unique. On a l’impression que chaque plan est une oeuvre d’art et le cinéma s’y affirme comme langage.

Dans ma peau (2002)

Suite à une blessure qu’elle s’est faite à la jambe, une jeune femme est soudainement alimentée par un désir destructeur qui la pousse à se mutiler. Avec Dans ma peau, la cinéaste Marina De Van délivre une véritable étude d’un cas pathologique. Rendant son personnage attachant, la jeune réalisatrice, qui se met elle-même en scène dans le premier rôle, dé montre une délicatesse presque dérangeante pour traiter du thème de la mutilation. Un film unique.

Les diaboliques (1955)

Une directrice d’école décide d’assassiner son mari avec l’une de ses collègues, maîtresse de ce dernier. Une fois le geste accompli, le corps va disparaître. Film «phare» du genre horreur, de par l’influence qu’il aura, ce classique d’Henri-Georges Clouzot propose certaines scènes assez brutales pour faire basculer le suspense dans l’horreur.

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