S'enregistrer
Votre mot de passe vous sera envoyé.

C’est ce week-end qu’avait lieu l’édition 2017 du Comiccon d’Ottawa. Toujours situé au centre EY, l’événement a toujours été convivial pour sa facilité d’accès et son organisation plus serré. Si on questionne un volontaire pour connaître l’emplacement de la section des artistes ou des options photos, on nous répond chaleureusement et souvent dans les deux langues, avec exactitude. Il serait agréable d’en dire autant d’événements similaires et de mêmes envergures organisés au Québec. Cette année, une navette faisait même des allers-retours entre un stationnement plus éloigné et le bâtiment, pour éviter aux clients de se balader sous la pluie. Il y a donc un certains respect de la clientèle, mais la géographie du centre donne à ce congrès un côté apaisant. Le choix de la compagnie Epic Photo, qui fait un travail admirable à chaque convention, est aussi à saluer.

En règle générale, trois types de clients fréquentent ces événements: les collectionneurs, les chasseurs d’autographes ou de photos et les amateurs de costumes. C’est à travers ces trois échantillonnages d’acheteurs que l’essence même d’une convention est construite. On y établit alors une série de genres pour attirer un maximum de personnes. La question qui tue: Est-ce que l’horreur a encore une place dans ces réunions? Hormis George A. Romero, qui étaient les véritables invité au niveau de l’horreur? L’année présentant une réunion de vedettes — Robert Englund, Kane Hodder et Bruce Campbell — pour une ultime photo option en groupe, semble très loin. John Cusack, qui était la pièce de consistance de la convention, a bien tourné quelques films de genre, mais il est davantage une star Hollywoodienne. Pourtant, la liste d’acteurs peu coûteux est énorme, mais ni Mark Patton, ni Barbara Steele sont le genre d’invités que recherche la masse actuelle, qui carbure aux séries télévisées.

Le statut magasinage nous laissait également que peu de place dans la salle des exposants. Aucun masque à la The Devil’s latex et très peu d’objets que voudraient s’arracher les fans. Aucune canne à la Wolfman ou plante carnivore de The Little Shop of Horrors, tous deux visibles au dernier Fan Expo. Il était presque impossible d’y trouver le moindre film d’horreur. Si le dernier Festival Requiem de Montréal regorgeait de tables avec des titres recherchés, que l’on pouvait même marchander, pourquoi un événement d’une plus grosse envergure ne le fait pas? Quelques kiosques avec de belles figurines, mais rien de si extraordinaire. Est-ce que les vrais fans d’horreur vont devoir avoir recours aux micro-conventions pour trouver quelques choses qui les touchent? Ce Comiccon était très agréable, comme à chaque année, mais je crois que l’épouvante y mérite une plus grande place.

Niveau originalité, on peut saluer les artisans de RevenantFx, qui offrent entre autres une série de nains de jardin à l’effigie des monstres de l’horreur. Si saugrenue semble l’idée, le travail qu’ils font est impressionnant, et démontre un talent d’artiste indéniable. Impossible de passer sous silence la présence de l’éditeur Les six brumes, présentant des romans d’horreur québécois, en français, mais aussi la compagnie Bloody Gore Comix, spécialiste dans la production de BD grand guignolesques.

En conclusion, ce rassemblement était tout de même, comme chaque Comiccon, des plus amusants. Il reste à souhaiter que les mordus d’horreur se manifestent suffisamment sur les réseaux sociaux pour voir des icônes de l’horreur parmi les invités des prochaines éditions. Qui sait si la convention de Montréal, montée par la même organisation, ne va pas nous surprendre en nous amenant Sigourney Weaver, Rob Zombie, Steve Miner, Sissy Spacek ou Jennifer Tilly? Pourquoi pas une Friday the 13th reunion, en nous amenant Corey Feldman et quelques survivantes?

2 Réponses

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.