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C’est le week-end dernier qu’avait lieu le Comiccon annuel d’Ottawa. Les Darth Vader, Jason Voorhees, Michonne et Wonder Woman déambulaient tôt le matin le long du Uplands Drive, tout près du EY Centre, où avait lieu cette réunion de fanatiques.

Si l’horreur semblait un brin anémique de la liste des invités, les amateurs de frissons pouvaient se pencher vers la délicieuse Laurie Holden (The Walking Dead, The Mist), et l’acteur fétiche du cinéaste Guillermo del Toro, Doug Jones (The Shape of Water, Crimson Peak) pour colmater cette lacune. Il est loin ce temps où les pas des véritables icônes du genre martelaient le sol du EY Centre.

Comme tout ralliement de geeks digne de ce nom, nous avons eu droit à une joyeuse parade pour collectionneurs affamés. Que vous recherchiez des affiches de films vintages, des t-shirts à l’effigie de vos classiques favoris, des figurines McFarlane, des Funko Pop introuvables ailleurs ou encore les œuvres originales d’un artisan sur place, il y avait quelque chose à se mettre sous la dent. Les cinéphiles aimant l’hémoglobine pouvaient se tourner vers le kiosque de Raven Banner, qui offrait leurs titres pour quelques malheureux dollars, en plus de quelques Arrow Video et Synapse film.

Le Comiccon d’Ottawa a toujours été l’un des plus agréables, premièrement pour sa facilité d’accès, mais aussi pour ses aires de repos conviviales et son organisation exemplaire. Hélas, les infrastructures ne peuvent pas s’accroître à la même vitesse que la popularité de l’événement. Dorénavant, une grande partie des restaurants et des pôles de repos sont installés à l’extérieur sous une tente. Les fauteuils capitonnés d’autrefois sont troqués pour d’inconfortables chaises pliantes et la température venteuse imposait de manger rapidement, si on voulait manger chaud. Cela brimait beaucoup les éternels échanges entre passionnés, qui aiment toujours montrer leurs achats et discuter avec leurs pairs en dégustant un hot dog à quinze billets — on exagère un peu, mais à peine. La tactique cette année était de nous faire ingurgiter rapido-presto notre repas, pour que cette place inhospitalière que nous occupions puisse laisser sa minute de gloire à un autre client fébrile de se reposer quelque temps.

Par ailleurs, il est très difficile de comprendre ce mauvais choix de l’organisation de ne proposer qu’un seul booth de photos, quand des invités de la trempe de Jason Momoa (Justice League) sont sur place. Pour combler la foule, et grâce aux amusements d’Aquaman qui arrêtait ses photos pour boire de la bière et changer la musique de son lecteur MP3, toutes les options photos qui suivaient celle de l’acteur ont été retardées d’au moins 45 minutes. Ne sachant pas quand surviendrait leur séance, les fans devaient attendre sur place et perdre un temps fou de leur journée, sans oublier les entrevues de médias comme nous, qui sont forcément devenues impossibles. Tout ceci aurait pu être évité si on avait, comme à l’habitude, monté plus d’un cabinet de photographe.

Sans surpasser l’indétrônable Fan Expo de Toronto et ses éditions précédentes, ce rassemblement était plus divertissant que le dernier Comiccon de Montréal et le lamentable Comiccon de Québec, ayant eu lieu l’automne dernier.

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