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Critique : Ash vs Evil Dead - épisodes 1 à 3
9.5Note Finale
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Tout le monde connaît The Evil Dead (L’Opéra de la terreur), ce classique instantané de 1981 réalisé par le jeune Sam Raimi (Spider Man, Drag Me To Hell) avec quelques milliers de dollars glanés auprès des amis de ses parents, une moto pour ses mouvements de caméra et surtout une tonne de talent.

Ash se rend avec sa fiancée et quelques amis dans un vieux chalet au fond des bois. Les intrépides n’auraient jamais dû appuyer sur le bouton Lecture de l’enregistreuse trouvée dans la cave, près d’une dague sacrificielle et d’un livre écrit de sang et relié de chair humaine. L’hémoglobine emplira littéralement l’écran, alors que les démons prendront possession des invités les uns après les autres, corps mais surtout âmes.

Deux films suivront l’original, tendant de plus en plus vers un horreur comique parfois surréaliste, dans la même veine slapstick que le jouissif Braindead de Peter Jackson. Ash, qui sera dans l’obligation de couper sa propre main pour ne pas passer du côté des ténèbres,  y scotchera une scie à chaîne et tirera tout ce qui a les yeux blancs de l’autre main, tout en essayant de rester sain d’esprit au milieu des Deadites.

Ce qui faillit être le quatrième volet fut, comme la fiancée de Ash, tranché en petits morceaux pour devenir l’excellente série Ash vs Evil Dead, qui vient d’entamer sa deuxième saison et a été signée pour au moins une troisième l’an prochain.

Et ça pisse encore plus le sang alors qu’on suit notre héros, plus ventru et ridé, deux décennies plus tard, toujours aussi loser mais tellement attachant. Ash, qui a par accident rappelé l’Enfer sur Terre en lisant des passages du Necronomicon lors d’une soirée trop arrosée, cessera enfin de faire cavalier seul et sera assisté par deux valeureux collègues, le maladroit Pablo et la sexy Kelly, qui quitteront comme lui leur emploi au S-Mart dans le but de sauver l’humanité.

ashUne scène du deuxième épisode bat tout ce qu’on a pu voir sur un écran jusqu’à présent, quand Ash se retrouve aspiré par les fesses d’un cadavre, coincé à l’intérieur du corps puis attaqué par ses intestins possédés. « This town is only big enough for one asshole, and that asshole is me! » dira-t-il avant de faire éclater d’une balle le boyau denté qui tente d’avaler le bout de son Remington scié. Absolument tordant!

On souhaite que cette deuxième saison, qui dépasse en qualité la première, garde ce rythme effréné et que la troisième sera aussi bonne sinon meilleure! Ce pur délice, bonifié par la présence de la belle Lucy Lawless (vous vous souvenez de Xéna la guerrière?), est diffusé les dimanches soirs sur Starz aux États-Unis et sur Super Channel au Canada. Saluez votre Roi…

Ash vs Evil Dead – épisodes 4 à 10

A propos de l'auteur

Designer graphique, massothérapeute et auteur à ses heures, David s’enflamme pour tout ce qui touche à l’insolite, à l’horreur et aux choses fantastiques de ce monde — et aussi des autres! Ses amis racontent qu'adolescent, il écoutait L'Exorciste en boucle... dans son walkman! Il est très heureux de pouvoir partager ici quelques-unes de ses passions.

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