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Critique: Santa Clarita Diet
8Note Finale
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Netflix a fait beaucoup de promotion pour sa nouvelle série, Santan Clarita Diet. Dans l’une d’entre elles, on voyait Drew Barrymore vanter les bienfaits de son «nouveau» régime et dans une autre, les intervenants de capsules sportives Body Break (petite chronique canadienne où l’on faisait l’éloge du sport durant les publicités au début des années 90) font la promotion du fameux régime de manière tout à fait sanguinolente. Les attentes étaient élevées, mais le résultat ne déçoit pas et fait largement sourire.

Joel (Timothy Olyphant, Scream 2) et Sheila (Drew Barrymore, Firestarter) sont mariés. Le couple, tous deux agents immobiliers, vivent leur petite routine tranquille à Santa Clarita, une banlieue de L.A., jusqu’au jour où Sheila subit une transformation pour le moins inusité. Elle développera un goût prononcé pour la chair humaine. La petite famille fera tout en son pouvoir pour accommoder les goûts de Sheila et tenter de vivre une vie normale.

Le service de films en continu nous a habitué à des séries de qualité récemment telles que Stranger Things ou The OA et Santa Clarita Diet continue dans cette veine. Sans être du même calibre que les deux séries mentionnées, cette comédie d’horreur atteint son objectif avec brio: faire rire et nous servir une bonne dose de gore. Oui, croyez-moi, on a droit à plusieurs scènes dégoûtantes. Dès le premier épisode, les premiers symptômes de Sheila apparaissent dans une scène carrément hilarante et, bien sûr, dégoutante. L’une des forces de la comédie se trouve dans le dosage d’humour noir et d’hémoglobine. Autant les amateurs d’horreur seront ravis avec ses nombreux démembrements, autant le public plus large y trouvera son compte au travers des situations comiques et absurdes.

Le scénariste, Victor Fresco (My Name Is Earl), a su rendre la famille Hammond attachante. Timothy Olyphant excelle dans le rôle du père qui passe son temps à s’excuser des comportements impulsifs de sa femme, mais en même temps, développe un désir de s’affirmer et de se tenir debout. Drew Barrymore est fidèle à elle-même, d’un aplomb naturel et totalement désopilante. On pourrait même dire que la mort lui va si bien!

Il est évident que le scénario ne tient qu’à un fil et que l’ensemble est en fait un prétexte pour offrir des situations loufoques et provoquer le rire chez l’auditoire. Cependant, les artisans de la série ont su rendre contagieux le plaisir de participer à cette aventure sanglante. C’est ce qui fait qu’on reste accroché à l’histoire, malgré sa minceur.

Mais si les personnages principaux y sont attachants, on ne peut en dire autant des personnages secondaires qui sont pour la plupart stéréotypés, à commencer par le voisin Dan Palmer (Ricardo Chavira, Desperate Housewives), un policier paranoïaque, intimidateur et, bien sûr, corrompu. Les amies de Sheila sont également un ramassis de clichés, dont la femme infidèle du policier. Quand ça ne va pas bien dans un couple, on trompe son conjoint!

Certains reprocheront le ton trop léger de la série ainsi que quelques blagues qui manquent carrément la cible, mais il ne faut pas bouder son plaisir pour autant. Avec le contexte déprimant ces derniers temps chez nos voisins du Sud, Santa Clarita Diet est un excellent remède pour combattre cette morosité qui plane dans l’air et ça fait du bien!

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