S'enregistrer
Votre mot de passe vous sera envoyé.
Critique: Resident Evil (2015)
8Note Finale
Note des lecteurs: (0 Vote)
0.0

Pour le mois d’octobre, les abonnés du service Playstation Plus peuvent télécharger gratuitement le premier tome de la franchise Resident Evil. N’est-ce pas là l’occasion rêvée de revisiter ou, pour certains, découvrir la naissance de cette terrifiante saga?

On débute l’histoire en incarnant l’un des membres de l’escouade S.T.A.R.S qui enquêtent sur l’écrasement d’hélicoptère de leurs compatriotes. En arrivant sur les lieux de l’accident, les policiers sont attaqués par une meute de chiens mutants. En tentant de s’échapper, ils trouvent refuge dans un manoir qu’ils croient abandonné. Les membres de l’équipe se sépare afin d’explorer les lieux. Ils feront la rencontre de zombies assoiffés de sang, d’animaux enragés ainsi que d’autres créatures étranges, toutes aussi avides d’hémoglobine. Ces êtres hideux sont la conséquence du T-Virus, une arme biologique développée par la Umbrella Corporation.

14807985_10154059670281395_964757699_o

Le jeu est-il toujours efficace après 20 ans? La réponse est OUI! Resident Evil arrive encore à nous faire sursauter grâce à des angles de vue surprenants et une ambiance des plus effrayantes. Certaines situations réussissent à nous donner la chair de poule, comme par exemple la première rencontre avec un monstre surnommé Tyran. La musique et les effets sonores viennent ajouter au sentiment angoissant qui nous habite une bonne partie de notre aventure.

Dès le départ, le concepteur Shinji Mikami (Dino Crisis) nous donne le choix d’incarner RedField ou Valentine. Certains dénouements se distinguent selon le choix de héros. Par exemple, les interventions de personnages secondaires ou la quantité d’items que votre inventaire peut contenir vont différer. Ces changements apportent une deuxième vie au jeu, car le joueur peut vivre l’aventure d’un autre point de vue.

Il faut prévoir une douzaine d’heures afin de compléter le jeu. Pendant l’exploration du manoir, on est confronté à plusieurs casse-têtes. Généralement, on trouve facilement la solution, quoique certains nous poussent à nous creuser la tête davantage.

14876103_10154059670291395_1326897576_o

Sortie à l’origine en 1996 sur la première Playstation, la création de Mikami a eu droit à une première remastérisation pour la Gamecube en 2002 et une seconde pour les dernières consoles l’an dernier. Cette nouvelle version HD est fort réussie, de même que pour la cinématique d’ouverture. On ne peut par contre pas en dire autant des séquences vidéo qui donnent l’impression de n’avoir subi aucune retouche.

Là où le bât blesse, c’est évidemment au niveau des contrôles. La prise en main ne se fait pas naturellement et elle est très peu intuitive. Pour tirer sur un ennemi, on doit rester immobile et, si on n’est pas assez rapide, celui-ci finira par nous atteindre. Esquiver une créature peut aussi devenir périlleux et causer notre mort. On dirige notre personnage dans une direction et, avec le changement de caméra, on se retrouve à aller dans la direction opposée. À la longue, ces situations peuvent occasionner plusieurs frustrations. Dans cette version 2015, les concepteurs vous donnent maintenant le choix d’ajuster ces contrôles à votre guise afin que tous puissent trouver une option qui lui plaira.

14808828_10154059670276395_499068145_o

L’autre détail qui agace est l’inventaire limité. Si notre espace de stockage est plein et que l’on trouve un nouvel objet, on doit retourner à un coffre pour le déposer. Lorsque cette situation se produit, le joueur a l’impression de perdre du temps et on se demande si ce n’est pas une façon d’allonger inutilement la durée du jeu.

Malgré ces irritants, Resident Evil demeure une expérience grandement satisfaisante et toujours aussi angoissante. Le premier opus vaut la peine d’être joué au moins une fois si ce n’est que pour assister à la genèse d’une des plus importantes franchises des jeux vidéo d’horreur.

 

2 Réponses

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.