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Skins (Pieles): l'amour anal
7.5Note Finale
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Non, vous ne retrouverez pas Skins (Pieles) dans la section horreur de votre catalogue Netflix, mais bien dans les drames et films internationaux. Pourtant, le premier long-métrage de Eduardo Casanova est en plein le genre de production étrange dont raffolent habituellement les fans de genre.

Entrons dans un monde surréaliste où certaines personnes tentent de composer avec des difformités insolites. Leurs chemins se croisera alors que chacun d’entre eux tente d’accepter sa différence et peut-être même trouver quelqu’un avec qui partager sa vie.

Imagez être né avec un anus à la place de la bouche ou encore avec la ferme conviction que vos jambes appartiennent à quelqu’un d’autre. Adapté d’après le court-métrage Eat My Shit, Skins traite en effet d’apparences physiques, de complexes et d’acceptation, mais d’un point de vue complètement disjoncté! Nul doute qu’un film aussi inclassable ait atterri dans le rayon des drames, mais sa place figurerait davantage du côté de comédies noires, pas trop loin de celles de John Waters.

Outre les maquillages forts réussis qui ancrent notre regard à l’écran — et nous font pouffer de malaises —, la mise en scène particulière de la production situe les personnages dans des décors ludiques colorés presqu’exclusivement dans les tons de roses et de mauves, donnant ainsi l’impression d’assister à un doux rêve cauchemar éveillé.

Bien que Netflix n’en fasse mention, Skins semble exclusif à sa collection puisque le film n’est pas distribué autrement en Amérique du Nord. Pour citer son créateur: «Skins est une riposte punk, rebelle et violente à la construction sociale et à toute la pression à laquelle la société est confrontée». Eduardo Casanova est un nouveau nom à retenir pour les fans de cinéma transgressif.

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