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Dissection pour collectionneurs: Re-Animator de Arrow Video
Le film8.5
Les suppléments10
Le transfert9
9.2Note Finale
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0.0

Un étudiant en médecine invente une mixture pouvant réanimer les morts. Son colocataire et la petite amie de ce dernier en verront leur vie vite transformée.

Re-Animator est un film devenu culte qui a remporté un certain succès dès sa sortie, sans avoir cartonné au box-office. Le film a fait jaser pour ses effets gores, ses moments humoristiques et pour cette fameuse scène «olée» qui nous semble encore malaisante plus de trente ans après sa sortie. On pense à cette tête coupée qui s’amuse avec le corps dénudé de Barbara Crampton. Les séquences les plus graves ou violentes du film sont si excessives qu’elles offrent une possibilité de dérision. Les moments inoubliables se multiplient avec une cadence effrénée.

Approchant tout d’abord les histoires de H.P. Lovecraft pour en faire une série télévisée, Stuart Gordon s’est rendu assez vite compte que son propos ne passerait jamais la barrière télévisuelle. Le légendaire cinéaste, issu du théâtre, adapte librement les nouvelles, qui mettent en scène Herbert West avec William Norris et Dennis Paoli. Le scénario de Re-Animator manipule très habilement une série de tonalités. On passe du film romantique pour adolescents, au film d’horreur, à la comédie, mais aussi au drame, avec un rythme mené à une allure surprenante.

La filmographie de Stuart Gordon est remplie d’exploits similaires où le minuscule budget ne transparaît jamais. Ses mises en scènes astucieuses camouflent magnifiquement ses lacunes budgétaires. On a qu’à penser à ce qu’il a offert avec son film Dolls pour comprendre son génie. Le traitement qu’il aborde avec Re-Animator est plus qu’exemplaire. Ses prouesses et ses efforts rehaussent ce qui aurait pu être une vulgaire série B au titre d’oeuvre phare pour un genre cinématographique. À sa façon, Gordon a mis sur pellicule une relecture de l’épouvante complètement insolite pour son époque. Tout le travail technique est habile et le regard presque satirique des clichés usuels est si pertinent qu’il impressionne encore après trois décennies.

La première chose à dire sur les deux versions du film présentées par Arrow Video est que l’image est de loin supérieure à la précédente édition qu’Image nous a proposée il y a quelque temps. L’argument premier de cet achat est que la restauration en 4K y est étincelante. De plus, le simple fait d’avoir les différentes moutures du film est un extra non négligeable. Nous avons donc sur un premier disque qu’on nomme la Unrated version, qui dure 86 minutes, et la Integral version qui s’étend sur 105 minutes. À vous de voir laquelle des versions vous préférez. Malgré ces deux différentes visions du film, on a droit à des scènes retranchées et à d’autres segments étendus.

Pour le plus grand plaisir des cinéphiles, l’édition comprends trois commentaires audio: le premier de Stuart Gordon; un second cette fois-ci accompagné de Graham Skipper et Jesse Merlin, ayant travaillés sur la comédie musicale produite d’après le film; le troisième avec les acteurs Jeffrey Combs, Barbara Crampton, Bruce Abbott, Robert Sampson et le producteur Brian Yuzna. Dans les trois cas, il s’agit de commentaires aussi intéressants que divertissants. On nous offre également une capsule se nommant Barbara Crampton in Conversation, où l’actrice discute humblement de son expérience sur le film, et également sur sa carrière en général qui a repris son envol après sa participation au long-métrage You’re NextArrow nous octroie également trois différentes entrevues avec le compositeur Richard Band, le scénariste Dennis Paoli, et une dernière avec Stuart Gordon et Brian Yuzna.

Cette édition contient également l’excellent documentaire The Catastophe of Success: Stuart Gordon and the Organic Theater, nous racontant le passé théâtral du cinéaste culte. Les extras renferment également un segment intitulé A Guide to Lovecraftian Cinema, qui dresse une sorte de panorama des adaptations de l’auteur au cinéma.

Comme si tous ces suppléments n’étaient pas suffisants, le boîtier est tout simplement magnifique et ils nous est offert avec un essai écrit du journaliste Michael Gingold, une ré-impression de la bande dessinée originale de Re-Animator de 92 pages et quatre cartes postales à collectionner.

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