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Dissection pour collectionneurs: The Paul Naschy Collection de Scream Factory
Vengeance of the Zombies7.5
Horror rises from the tomb7
Blue eyes of the Broken Doll7.8
Night of the werewolf8.2
Human Beasts7.8
7.7Note Finale
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Plusieurs artistes intéressants pourraient passer inaperçus aux yeux des cinéphiles sans certains éditeurs spécialisés qui nous offrent un grand nombre de coffrets des plus instructifs. C’est le cas de cet ancien receveur qui est devenu acteur, scénariste, réalisateur et même producteur pour essayer de garder le genre en vie.

N’importe quel critique qui s’adonnerait au contenu de ce boîtier pourrait y révéler une enfilade d’entraves à la grammaire cinématographique cautionnée.

En revanche, pour quiconque s’intéressant à l’histoire du cinéma de genre, cette anthologie devient une sorte de trésor de bienfaits, puisque le génie de Nashy (l’artiste) réside en partie de son aisance à pasticher tous les sous-genres de l’horreur en vogue, pour y imposer sa touche. Son souci et son implication envers ce type de cinéma l’emportent sur les failles qu’un chroniqueur plus rigide s’amuserait à souligner. Les films de Paul Naschy sont un véritable hommage aux classiques de la Universal, aux gialli, mais aussi aux films des studios Hammer. Observons maintenant le contenu de cette collection.

Vengeance of the Zombies

Ce long-métrage raconte l’histoire d’un mage indien qui ramène des femmes mortes à la vie pour assouvir une vengeance sanglante. Naschy assume la scénarisation, sous son véritable nom: Jacinto Molina.

Le titre parle de lui-même: on y maintient le suspense et plusieurs passages gores un peu désuets restent fort amusants.

Horror Rises From the Tomb

Ce récit traite d’un magicien, mis à mort au Moyen Âge et ramené à la vie par un groupe d’amis. L’acteur y joue aussi les scénaristes, crédité sous le nom de Jacinto Molina.

Si le scénario présente plusieurs dialogues involontairement comiques, ce film reste un véritable plaisir coupable (ou non?) quand on y constate la parade de monstres qui y figure. L’atmosphère y est unique, les meurtres intéressants et Naschy y tient plus d’un rôle.

Blue Eyes of the Broken Doll

Un homme au passé sombre, troublé par des cauchemars où il étrangle des femmes, se voit engagé comme homme à tout faire par trois étranges sœurs.

Sans égaler les maîtres italiens, ce pastiche espagnol du giallo, scénarisé par l’acteur, génère un intérêt chez le cinéphile, ne serait-ce que par sa curiosité. Impossible pour tout fanatique de ne pas y trouver un véritable intérêt.

Night of the Werewolf

Alors que trois jeunes femmes tentent de ramener à la vie la comtesse Elizabeth Bathory, des pilleurs de tombes ressuscitent un lycanthrope.

Comme il le fait souvent, l’icône espagnole scénarise et réalise en plus de jouer. Ce titre est l’un des films du cinéaste qui offre presque une ossature digne de la Hammer. Encore plus intéressant de constater qu’il joue son célèbre rôle: Waldemar Daninsky.

Human Beasts

Empruntant au giallo, au thriller et au film d’action, Human Beasts nous dépeint le parcours d’un voleur qui, suite à une blessure lors d’une tentative d’évasion, se voit recueilli par un docteur et les filles de ce dernier. Écrit et réalisé par Paul Naschy, sous Jacinto Molina Alvarez, l’artiste en interprète aussi le premier rôle.

Ouvrant le rideau sur un film d’action, le film bascule lentement vers une intrigue qui ressemble à celle de certains gialli. Il reste que le mélange des genres entièrement soumis à une facture d’exploitation demeure réjouissant.

Scream Factory nous offre cinq titres dans ce premier coffret (un second suivra prochainement), sur cinq différents disques. On offre une version anglaise et la version originale sous-titrée en anglais pour l’ensemble du coffret. Ces films n’étaient pas inédits en zone 1, on ne parle aucunement de nouveau transfert et tous les films n’ont pas leur ratio originale. Vengeance of the Zombies, et Blue Eyes of the Broken Doll sont en format 1.33:1, mais Scream Factory mentionne que c’était les seules matrices disponibles. Il faut bien admettre, quand même, que le format Blu-ray va très bien aux films, qui n’ont jamais paru aussi éclatants.

Le distributeur nous offre quelques suppléments délectables. On offre les films en version non-censurée et trois des cinq long-métrages (Night of the Werewolf, Blue Eyes of the Broken Doll, et Horror Rises from the Tomb) ont de nouveaux commentaires audio très intéressants. À défaut de conversations filmées, ces observations sont palpitantes. Un essai sur papier de Mirek Lipinski, un expert, est également fourni sur papier.

Cela dit, il faut bien admettre qu’on souhaitait davantage d’extras. Un documentaire avec des artistes encore vivants de ces films, ou même le discours d’un expert qui aurait porté un regard plus critique sur les films, en montrant des extraits, aurait été bienvenue. Cela aurait pu magnifier l’importance de l’artiste dans l’histoire. Pourtant, ce coffret vaut amplement son coût d’achat, surtout si vous êtes un fan de films d’exploitation.

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