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Dissection pour collectionneurs: The Slayer de Arrow Video
Le Film7.5
Les suppléments8
Le transfert8
7.8Note Finale
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Une artiste peintre au bord de la dépression suite à une série de cauchemars se laisse traîner en vacances par son conjoint, son frère et sa belle-sœur. Ils prennent donc l’avion et partent sur une île déserte par la saison morte. Alors que les orages se multiplient, ils seront attaqués par un étrange assaillant.

Les fans d’horreur et de slashers ont probablement déjà vu ou entendu parler de ce film ovni des plus délectables. Certains se souviendront d’en avoir aperçu des extraits dans l’anthologie en VHS des films de Triangle, Terror on Tapes. Il reste que The Slayer n’a eu aucunement la visibilité qu’il aurait mérité. Le réalisateur J.S. Cardone, à qui l’on doit l’indigeste scénario du remake de Prom Night, se débrouille assez bien à la barre de metteur en scène. Pour le micro budget qu’il avait, il a su offrir un film assez léché et doté d’un suspense redoutable. Certains vont trouver le rythme plus lent, mais l’aura qui en découle a une véritable utilité. Les décors inquiétants de l’île sont merveilleusement captés par une photographie qui nourrit l’atmosphère. Après tout, The Slayer est un film d’ambiance, malgré plusieurs scènes gores assez tordues. Qui plus est, les accents oniriques confèrent au film un climat cauchemardesque excessivement délectable. Et puis, la question se pose-t-elle: est-ce que Wes Craven n’aurait pas pu tirer certaines idées de The Slayer pour nous offrir son chef d’œuvre A Nightmare on Elm Street?

Pouvant se définir comme la jonction entre Friday The 13th et les écrits de Lovecraft, le long-métrage de Cardone a mis un temps fou à avoir une sortie décente. Arrow Video nous l’offre en 4K et cet apport est visible. Malgré quelques grains par-ci et là, l’image est assez étincelante. La bande sonore mono originale a été remastérisée. Les différentes couches de sons s’entendent bien et le résultat est très acceptable. Il est toutefois difficile d’avoir un point de comparaison valable, puisque le film n’a jamais eu d’édition digne en zone 1. Cette édition devient donc un ajout impératif aux cinéphiles friands de slashers des années 1980.

Au niveau des extras, nous avons une bande commentaire du réalisateur, de l’actrice Carol Kottenbrook et du producteur en charge, Eric Weston. Nous obtenons également l’option d’isoler la sublime musique de Robert Folk ainsi qu’une entrevue audio avec lui.

Arrow nous a confectionné en ajout un très bon documentaire intitulé Nightmare Island: The Making of The Slayer présentant plusieurs artistes majeurs de la production nous raconter leur expérience de tournage. À travers le clip Return to Tybee: The Location of The Slayer, on nous propose de revisiter les lieux du tournage tel qu’ils sont présentement. Le supplément The Tybee Post Theatre Experience nous amène à un visionnement du film dans le théâtre où il a été tourné.

Comme c’est le cas avec certains éditeurs actuels, il paraît aussi important de mentionner qu’outre la quantité d’extras, ceux-ci sont intéressants. Nous insistons sur cet aspect, car certains studios, dont nous aborderons forcément des sorties dans le futur, meublent leurs titres de suppléments sans vigueur et ennuyants.

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