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Fake Blood: un documenteur qui glisse vers la fiction
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Peut-être étiez-vous de ceux qui ont vu Mon Ami à Fantasia en 2012. Le réalisateur Rob Grant et l’acteur Mike Kovac, deux Canadiens, y avaient présenté leur film en première mondiale avant d’entreprendre une tournée des festivals d’horreur. Mais Rob Grant a eu tout un choc quand il a reçu une vidéo d’un admirateur secret inspiré par son film. Un fan trop enthousiaste et son complice se sont amusés à se filmer dans une quincaillerie en expliquant en détails quels outils auraient été plus efficaces pour démembrer les cadavres.

Fake Blood commence alors comme n’importe quel autre documentaire en posant des questions tout à fait légitimes. Les films d’horreur peuvent-ils influencer des personnes prédisposées à la violence à commettre des gestes horribles? Les créateurs de films d’horreur ont-ils une responsabilité quant à la violence qu’ils montrent à l’écran? Si Rob Grant affirmait que non d’un air détaché avant, la vidéo qu’on lui a envoyée commence à installer un doute dans son esprit. Après tout, des meurtriers se sont dits inspirés par des personnages de films d’horreur comme Freddy Krueger, Chucky ou même le Joker.

Le film prend une direction complètement différente quand Mike et Rob contactent John Doe, un mystérieux et dangereux criminel qui aurait été consultant sur un autre projet cinématographique. C’est à ce moment précis que l’on devine que le documentaire est en fait un documenteur. Les dialogues sont moins fluides et vendent la mèche un peu trop vite. On cesse de croire au projet de documentaire entièrement factuel, mais on ignore toujours ce qui est vrai et ce qui est faux puisque le film conserve sa forme jusqu’au générique.

Rob Grant et Mike Kovac vous surprendront plus d’une fois alors qu’ils s’enfoncent dans une histoire sordide. Mais le jeu de Grant et celui de Jacqueline Breakwell font parfois décrocher et le suspense créé par la prémisse du film tombe à plat avant la fin du film. L’idée à la base du film est intrigante, mais avec davantage de moyens financiers, les cinéastes auraient pu pousser cette idée encore plus loin.

Malgré quelques petites imperfections qu’on lui pardonne, Fake Blood parvient quand même à s’éloigner suffisamment d’autres documenteurs bien connus pour être intéressant et mériter qu’on s’y attarde.

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