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[Fantasia 2017] Game of Death: la délicieuse catharsis du mauvais goût!
8.5Note Finale
Note des lecteurs: (2 Votes)
8.5

Un groupe de jeune faisant la fête s’adonne à un jeu de société maléfique les forçant à tuer des innocents, sinon quoi ils trouveront eux-mêmes la mort.

Après la réputation que s’est attiré Game of Death, on était en droit d’espérer beaucoup du film des deux québécois Sébastien Landry et Laurence «Baz» Morais. Pourtant, nos attentes étaient tellement grandes qu’il fallait presque s’en inquiéter, pour ne pas ressentir une trop grande déception, si le résultat n’était pas à la hauteur.

Si le synopsis peut tenir dans la coquille d’un biscuit chinois, les scénaristes réussissent sans mal à nous livrer des personnages drôles, qui possèdent tous des répliques désopilantes. Au départ, ces jeunes bourgeois nous semblent froids et unidimensionnels, mais on a vite fait d’éprouver une sorte de plaisir coupable à s’attacher aux plus détestables parmi eux. Les interprètes ont manifestement saisi les règles de ce jeu assez rapidement. Ils jouent avec le ton nécessaire et sont convaincants. Le Québec a de quoi être fier. Game of Death peut rivaliser avec une multitude de productions de ce genre étrangères.

Il faut mentionner que la réalisation du duo fait place non seulement à plusieurs touches inventives, mais dégage une énergie contagieuse. Mentionnons que l’ensemble propose un montage très rythmé, ponctué d’une excellente musique électronique de Julien Mineau (Malajube), en parfait accord avec l’ensemble. Le cinéphile y ressent vite une verve cinématographique pas si souvent visible dans le cinéma de genre actuel. Les deux Montréalais nous proposent même un segment animé très efficace lors d’une scène clé du film.

Par ailleurs, le visuel du long-métrage est étonnamment soigné et utilise intelligemment certains éclairages pour doser l’ambiance. À ce niveau, la séquence dans l’hôpital est particulièrement saisissante. On est aussi très alerte dans la manière de capter les effets grand-guignolesques et irréprochables de Rémy Couture. Impossible de ne pas souligner le talent de cet artiste d’ici, qui nous épate à chaque fois.

Si certains québécois pourraient trouver dommage que le film soit tourné en anglais, la manière avec laquelle les réalisateurs signent leur film, en utilisant un élément de la culture populaire québécoise est tout simplement un pur délice. Ils nous dressent une scène d’amour carrément anthologique, qui marquera davantage le public francophone.

Au final, Game of death est un film qui surpasse nos attentes et qui sait nous divertir d’un bout à l’autre. Sans être parfait, le film est un pur délire de gore, de mauvais goût et d’amusement. Si c’est ce que l’on recherche, on a de quoi être amplement satisfait.

Lisez également notre entretien avec le scénariste Edouard Bond.

Consultez notre couverture Fantasia 2017!

 

 

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