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[Fantasia 2017] Sequence Break: quand le jeu devient immersif
4.5Note Finale
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Oz (Chase Williamson, Beyond the Gates) est un jeune homme solitaire aux habiletés sociales déficientes. Son travail consiste à réparer de vieilles bornes d’arcades et de les remettre sur pied. Un jour, il rencontre une nouvelle cliente, Tess (Fabianne Therese, Southbound), et tombe amoureux. Leur relation est mise à rude épreuve lorsque Oz fait la découverte d’une étrange carte mère dans une enveloppe. Celle-ci contient un jeu rétro et envoûtant, qui aspire quiconque se risque à l’essayer.

Sequence Break se veut un hybride du film de 1982 Tron et de Videodrome de Cronenberg. La prémisse semblait fort prometteuse, mais cette première réalisation de Graham Skipper n’atteint malheureusement pas la cible. Le plus gros problème est dans le scénario confus, maladroit et très souvent ennuyant. Par contre, certaines séquences où le personnage de Oz entre en symbiose avec la machine sont visuellement accomplies. Ces scènes représentent à merveille la fusion des deux corps et servent parfaitement de métaphore sexuelle. Dommage que ces moments soient entrecoupés de dialogues futiles et interminables entre les deux amoureux. Le scénario aurait dû porter davantage son attention sur cette relation obsessive avec la machine.

L’interprétation du jeune couple est honnête et les acteurs font de leur mieux avec des textes bien ordinaires. Les apparitions du personnage The Man (John Dinan, BobbyAnna) entachent grandement la qualité du long métrage. Ces interventions sont ridicules et ont la prétention d’ajouter au mystère du film. C’est complètement raté! Le jeu de Dinan est tellement caricatural qu’on a l’impression d’assister une pièce de théâtre d’été.

C’est à la finale que Skipper expérimente et trouve le bon ton pour Sequence Break. Il transporte l’auditoire dans un environnement électronique et organique extrêmement original et inventif. La fusion avec la machine est à son apogée. Le dénouement, par contre, tombe rapidement dans la facilité et déçoit.

L’oeuvre de Skipper n’est pas un total désastre, surtout grâce au dernier acte, mais plusieurs diront cependant: trop peu trop tard. Et avec raison!

Consultez notre couverture Fantasia 2017!

 

A propos de l'auteur

Passionné depuis la tendre enfance par tout ce qui touche à l’horreur, Eric est toujours à la recherche de l’oeuvre qui va le terrifier. Peu importe le média (films, jeux vidéo ou littérature), il est toujours en quête de l’ultime frisson.

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