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Flatliners (2017): ressusciter un classique
5Note Finale
Note des lecteurs: (1 Vote)
7.3

La vie après la mort est un sujet de fascination pour plusieurs. C’est le cas de cinq étudiants universitaires en médecine qui décident de tenter l’expérience ultime de mourir cliniquement pour ensuite revenir à la vie. Les impacts sur leur vie seront plus importants que ce qu’ils anticipent.

Flatliners, réalisé par le danois Niels Arden Oplev (The Girl With The Dragon Tattoo), propose une relecture du film de Joel Schumacher (Phone Booth, Falling Down) de 1990. La trame narrative reste essentiellement la même, à quelques différences près. Par exemple, les événements du passé visités par les participants ont été modifiés. Le scénariste, Ben Ripley (Source Code), a même cru bon ajouter un dénouement surprenant à la moitié du film pour déroger un peu du scénario original. On n’en dit pas plus! Par ailleurs, Oplev met davantage l’emphase sur le côté surnaturel de l’expérience et tente d’offrir plusieurs moments de tension, tout de même réussis. Oui, tout est prétexte à faire sursauter le spectateur; des moments qui demeurent efficaces.

Malgré tout cela, cette nouvelle mouture manque d’âme et d’amour. Le film risque d’être vite relégué aux oubliettes par la plupart et pour plusieurs raisons. La bande d’acteurs ne dégage pas le même charisme que celle de la version de Schumacher. Ces derniers offrent tous une performance parfois générique, parfois clichée. Personne ne se démarque, pas même Ellen Page (InceptionHard Candy). L’actrice canadienne reste froide, distante et semble même se questionner sur la raison de sa présence. Difficile donc de s’attacher ou de s’identifier à eux.

Les capacités cognitives qu’acquièrent les personnages une fois qu’ils ont visité la mort font partie des nouveautés du scénario, un phénomène peu exploité et relayé au second plan assez rapidement. Était-ce donc pertinent d’apporter cette nouvelle intrigue à l’histoire? Ce détail n’aide en rien leur quête de rédemption et de pardon face aux gens qu’ils ont blessés. On dirait que Ripley a voulu rajouter de la poudre aux yeux à son auditoire.

Le spectateur est en droit de se demander la nécessité de ce remake après son visionnement. En dépit de ses quelques qualités, le film d’Oplev donne l’impression d’être obsolète, surtout lorsque l’original reste un excellent divertissement. Flatliners nous démontre que, parfois, il vaut mieux ne pas réveiller les morts.

 

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