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Jungle: excursion cauchemardesque
6.7Note Finale
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Un an après The Belko Experiment, le réalisateur australien Greg McLean nous revient avec Jungle, complètement passé sous le radar en Amérique du Nord. Le film raconte l’histoire vraie des mésaventures de Yossi Ghinsberg qui, étant à la recherche d’un village indien en 1981, se retrouve seul et égaré en pleine jungle bolivienne. Forcé d’y survivre pendant plusieurs jours, l’homme se rend rapidement compte qu’il devra mener le combat de sa vie contre la jungle elle-même.

Faisant partie de la catégorie «l’Homme contre la nature», le film fait penser à plusieurs long-métrages Hollywoodiens. Cette production australienne n’est pas sans rappeler DeliveranceThe River Wild par moments et, plus récemment, The Revenant. Mais contrairement au film d’Alejandro González Iñárritu, Jungle manque foncièrement de personnalité. Le genre ayant été mainte fois exploité, une petite touche personnelle aurait été appréciée pour s’éviter cette constante impression de déjà vu.

La première partie nous présente le protagoniste, interprété par Daniel Radcliffe (Horns, Victor Frankenstein), ainsi que ses trois comparses d’expédition; rôles secondaires parfois caricaturaux qui détonnent avec le jeu naturel et plus qu’investi de Radcliffe. On nous présente également l’antagoniste du film: la jungle. Avec des paysages à couper le souffle, le réalisateur de Wolf Creek capte parfaitement la beauté de la nature avec, entre autre, plusieurs plans aériens incroyables. Entrecoupé de quelques scènes oniriques et de flashbacks, le film se marie parfaitement à ces petits ajouts. Bel échappatoire pour le spectateur lors des scènes plus dures qu’on regarde les yeux fermés, surtout lors de la deuxième partie.

C’est lorsque cette deuxième partie débute (à 55 minutes des 115 du film) que les choses se mettent à être intéressantes. Le moment où le personnage de Yossi se retrouve seul en pleine jungle démontre à la fois le talent de son acteur principal, ainsi que les horreurs qui, rappelons-le, se sont réellement produites. Radcliffe se donne littéralement corps et âme dans ce rôle pour lequel il s’est rendu volontairement maigrelet (avec une diète de poulet, barre protéinée, café et cigarette). Rappelant Cast Away, nous avons droit à une enfilade d’épreuves à ciel ouvert tel un épisode de Fort Boyard. Tout de même captivant, mais jamais époustouflant, ce deuxième acte nous donne ce que nous attendions (avec un léger retard) jusqu’à une finale assez bien réussie.

Nous aurions espéré davantage pour Jungle dont tout repose sur les épaules de Daniel Radcliffe et qui, disons-le, sauve le bateau du naufrage. Sans être dépourvu de belles qualités, le film ne lève jamais vraiment assez pour en faire un incontournable du genre. Un bel effort pour McLean et une solide performance qui se retrouveront, malheureusement, aux oubliettes.

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