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Meddling Kids: quand Scooby-Doo rencontre Lovecraft
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Le sobriquet Meddling Kids s’applique aux membres d’un club de détectives en herbe qui a percé en 1977 le mystère de la créature du lac et du manoir hanté de Blython Hills, en Oregon: il n’y avait pas de monstre, mais bien un voleur vêtu d’un costume! Mais la solution était-elle réellement si simple que ça? Les ados devenus grands sont encore traumatisés par certaines horreurs inexplicables dont ils ont été témoins lors de cette nuit fatidique: Andy vient de s’échapper de prison, Kerri a des problèmes d’alcool, Nate est interné à l’hôpital psychiatrique Arkham, et Pete, le leader du groupe, s’est suicidé. Après une longue séparation de treize ans, le club reprend service et retourne à Blython Hills pour découvrir une fois pour toutes ce qui se cache vraiment dans le manoir des Deboën, accompagné du joyeux et loyal Tim, un Weimeraner.

À l’origine de cette aventure folle au royaume des nerds se trouve Edgar Cantero, un bédéiste qui a prêté sa plume au genre romancier pour la première fois en 2014 avec The Supernatural Enhancements. Sa deuxième offrande est un délicieux délire pour adulte où la bande à Scooby-Doo confronte non seulement ses démons intérieurs, mais d’horribles menaces inspirées par l’univers de Lovecraft.

Même s’il aborde des sujets sérieux (la maladie mentale, le coming out homosexuel, le deuil, et bien plus), Meddling Kids ne perd jamais son humour. Cantero enchaîne les jeux de mots et les aventures cocasses dans un style très visuel qui fait fi des conventions et n’hésite pas à prendre le lecteur pour complice. Même s’il enchaîne les clichés (les pièges ridicules à la Scooby-Doo, les incantations impossibles à lire du Necronomicon), le livre arrive à surprendre et à tenir en haleine. Les personnages attachants y sont certainement pour quelque chose aussi.

Seul bémol: c’est un peu long, une impression amplifiée par le goût de l’auteur pour les looongues phrases et les mots fabriqués qui, même s’ils sont mignons, font un peu trop légion. Mais c’est une faiblesse facile à excuser pour un roman aussi jouissif qui se lit tout seul!

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