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Le 28 octobre dernier, le festival SPASM présentait sa fameuse Grande Soirée Horreur, un évènement qui, au fil des années, est devenu un incontournable pour les amateurs de frayeur et de gore. Et cette année le programme était double: les courts-métrages habituels étaient suivis d’une projection «35e anniversaire» de The Evil Dead, en présence des actrices Theresa Tilly, Ellen Sandweiss et Betsy Baker.

L’animation de l’évènement était assurée par un Jarrett Mann méconnaissable, en mode Freddy Krueger, habillement maquillé que par nul autre que Rémy Couture. Huit courts étaient présentés devant un public déjà conquis d’avance lors de la première partie de cette soirée teintée de quelques surprises. Le collectif RKSS a d’ailleurs annoncé aux spectateurs présents que l’écriture du scénario de Turbo Kid 2 était pratiquement terminée!

14938082_10154078617086395_1236425767_nParmi la sélection, on retrouvait deux films québécois: The Babysitter (Frédéric Chalté) et La fracture (Olaf Svenson). Avec, en autres, Forêt présenté lors de la soirée Les Détraqués, SPASM prouve, encore une fois, qu’il y a beaucoup de talent dans notre belle province.

Une Grande Soirée donc réussie dans son ensemble, malgré quelques inégalités et l’absence de films vraiment gores. En voici trois qui ont retenu particulièrement mon attention:

The babysitter (Québec – 2016)

Nathalie, jeune fille de 18 ans, décroche un emploi comme gardienne dans une lointaine contrée en Ontario. Alors que la petite Mélanie veut louer un film, le commis du club vidéo offre à Nathalie une obscure cassette. Curieuse de découvrir son contenu, la soirée de Nathalie prendra une tournure plutôt inattendue…

La création universitaire de Frédéric Chalté est un vibrant hommage aux années 80 et ses nombreux films d’horreur sur VHS. La direction artistique a fait un travail spectaculaire au niveau des décors. Chaque détail est réfléchi afin de recréer à merveille cette belle époque. La finale a peut-être déplu à certains, mais représente pourtant parfaitement l’esprit disjoncté de ces prodigieuses années cinématographiques.

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Dédalo (Portugal – 2013)

Siena, prise dans un immense cargo échoué sur une planète, tente de survivre à une infestation de créatures ainsi qu’à sa propre mutation.

L’ambiance du court-métrage de Jeronimo Rocha rappelle sans aucun doute celle de la franchise Alien. Les monstres donnent froid dans le dos et le spectateur est rapidement aspiré dans cette course contre la montre. Un mélange de science-fiction et d’horreur qui fonctionne à merveille!

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Arcana (Portugal – 2015) 

Onzième siècle, une hérétique est attachée à un pieu dans un cachot entouré d’un cercle de sel de protection. Laissée dans le noir, elle réfléchit à une façon de s’y en échapper.

Ce deuxième film de Rocha présenté durant la soirée est, de loin, celui le plus achevé. On a droit à un récit d’horreur pur et dur avec des scènes répugnantes, franchement dégueulasses, extrêmement bien réalisées. Cette conclusion ouverte était plutôt judicieuse. Plongés dans la noirceur, les ambiances sonores et cris de bébés ne faisaient qu’augmenter notre sentiment de terreur. Une réussite sur toute la ligne!

A propos de l'auteur

Passionné depuis la tendre enfance par tout ce qui touche à l’horreur, Eric est toujours à la recherche de l’oeuvre qui va le terrifier. Peu importe le média (films, jeux vidéo ou littérature), il est toujours en quête de l’ultime frisson.

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