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Dans le cadre du festival SPASM, la soirée Les détraqués nous présente sa sélection de courts-métrages tordus, davantage axés sur l’intrigue que sur le gore; un incontournable pour découvrir de nouveaux talents et sortir des sentiers battus. Même si les amateurs d’hémoglobine n’ont finalement pas été laissés-pour-compte et malgré la qualité des films présentés, on aurait pu supporter une cuvée un cran encore plus tordue.

Voici un bref retour sur les cinq films présentés lors de l’évènement:

Vardøger (France – 2015)

En une semaine, un tueur fait trois victimes dans la ville de Paris. C’est l’occasion rêvée pour Henrik, photographe allemand de faits divers, de couvrir l’histoire. Un jour, il aperçoit une mystérieuse silhouette qu’il ne peut voir qu’au travers de sa caméra. C’est ainsi que son cauchemar commence.

L’oeuvre de Ludovic de Gaillande, présentée en première canadienne, est réussie. Le spectateur se laisse facilement embarquer dans l’histoire qui joue sur les thèmes de la perception du réel et de l’imaginaire. La confrontation entre Henrik et l’énigmatique antagoniste, au travers de l’appareil, est tout simplement terrifiante. La fin laisse le quelque peu perplexe cependant, sans rien n’enlever à la qualité du film.

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Forêt (Québec – 2016)

Une femme tente d’enterrer un corps dans une forêt, mais quelque chose ou quelqu’un cherche à l’en empêcher.

Le court de Jimmy G. Pettigrew, filmé seulement en quarante-huit heures (!) lors du Kabaret fantastique, est la preuve qu’on peut arriver à un résultat saisissant avec peu de moyens. En seulement sept minutes, Pettigrew arrive à transmettre la culpabilité et la folie de son personnage principal, des sentiments qui la pousseront à s’automutiler de manière assez convaincante. Ce gars-là a définitivement beaucoup de talent. À surveiller…

Craspec (France – 2015)

François Delabre, milliardaire, est barricadé dans sa grande maison depuis qu’il a découvert le corps de sa femme morte d’une overdose. Depuis ce jour, il entend des bruits étranges et est convaincu que quelque chose s’approche pour venir le chercher.

On assiste dans ce huis clos, proposé par David Le Meur, à la névrose d’un entrepreneur capitaliste. Un prétexte pour critiquer notre société où des hauts dirigeants se préoccupent peu du sort de leurs employés. L’acteur Jean-Emmanuel Pagni offre une excellente performance dans le rôle du milliardaire déchu. On aurait aimé plus d’originalité quant au scénario et un soupçon d’audace qui aurait insufflé un peu plus d’âme au film.

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Clara’s Rage (Mexique – 2016)

Après avoir été attaqué par un chien enragé, Clara doit rester enfermée dans la demeure familiale où elle habite avec son mari et sa mère. Pendant que la ville est assiégée par une meute de chiens sauvages, sa soif de liberté devient de plus en plus grande et elle fera tout en son pouvoir pour quitter la maison.

Michelle Garza nous propose une histoire toute simple qui s’avère être un hymne à la liberté. Tout au long du récit, on ne sait jamais réellement ce qui se passe à l’extérieur. Y’a-t-il vraiment un danger ou tout cela n’est qu’un prétexte du mari afin de mieux contrôler Clara? La réalisatrice parvient littéralement à nous cloîtrer, nous aussi. Un court-métrage qui s’avère être une belle surprise.

We Have Visit (Espagne – 2016)

Trois tueurs à gages arrivent chez un client régulier. Pensant avoir affaire à la routine habituelle, les comparses s’apercevront rapidement que le contrat est très différent de ce qu’ils ont déjà connu.

Le film de Hector Colon et Albert Rodriguez est sans aucun doute le plus trash de la sélection. Tout y passe: meurtres, masturbation, sodomie; le tout accompagné de fluides de toute sorte qui coulent à flots. Les créateurs ont clairement voulu provoquer une réaction chez le spectateur et, à voir celle de la foule, ça fonctionne! Un quatorze minutes de pur plaisir!

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