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Quand on entre au Cabaret Trash de SPASM, il faut laisser son esprit rationnel, ses bonnes manières et sa petite gêne à la porte. Les courts présentés sont destinés à nous choquer, nous sortir de notre zone de confort, nous dégoûter. Et oui, même si l’humour scatologique et juvénile était au rendez-vous, plusieurs courts de la sélection avaient beaucoup plus à offrir:


Hand Fart de Stanley Wong & Travis Ashkenasy (États-Unis, 2016, 5 min.)

Un médecin sonne l’alarme lorsqu’il réalise que son patient, pétant de santé, ne peut s’empêcher de faire des bruits de flatulences avec ses mains. Le ridicule du propos — et particulièrement de la réaction du médecin — est complètement hilarant! Les acteurs jouent TRÈS gros, y compris cette infirmière qui éprouve de l’empathie pour notre homme en convalescence, mais c’est tout ce que le scénario demandait pour que le court soit réussi. Qui eut cru qu’un pet de main pourrait engendrer des conséquences aussi dramatiques?

Vendredi 13: La fille de 89 de Rémi Fréchette (Québec, 2017, 7 min.)

Probablement le moins trash de la sélection Vendredi 13: la fille de 89 a été réalisé lors du dernier Kabaret Fantastique. Dans cet épisode imaginé de la populaire franchise, un homme vend au propriétaire d’un musée sur les tueurs en série un artéfact ayant appartenu au tueur à la machette. Le faux doublage francophone est particulièrement drôle et l’esthétique des années 80-90 est bien capturée, mais le dénouement manquait légèrement de mordant et la finale tombait à plat.

The Robbery de Jim Cummings (États-Unis, 2017,10 min.)

Dans un des courts les plus originaux de la soirée, tant au niveau du style que du scénario, The Robbery met en vedette Crystal, qui passe définitivement la pire journée de sa vie. La jeune femme a besoin d’argent rapidement et décide de braquer un dépanneur. La suite des événements dérape de mal en pis. Le film est présenté en un seul plan séquence techniquement très impressionnant (l’arbalète et les flèches!) et présente conclusion pour le moins hilarante. Chapeau également à l’actrice Rae Gray qui livre une performance sur la note.

VHS: Toys War de Mathieu Caillière & Jérémy Vazzoli (France, 2017, 3 min.)

Dans VHS: Toys War, des cinéastes ont voulu mettre en scène leurs jouets d’enfance. G.I Joe, Barbies et autres poupées en plastique se retrouvent ici dans des situations loufoques. Malheureusement, en seulement 3 minutes, le court parvient à devenir répétitif sans s’avérer vraiment comique. La blague finale est bien envoyée, mais n’arrive pas à sauver les meubles.

Sleazy Pete de Frank Appache (Québec, 2017, 10 min.)

Malgré les gags gores, l’accueil de Sleazy Pete a été plus modeste que lors de sa projection à la première de Termitator en août dernier. Pourtant le court suinte le trash et le grindhouse, et les blagues douteuses étaient bel et bien au rendez-vous. Au final, ce scénario plus brouillon en comparaison avec les autres courts présentés n’aura peut-être pas su convaincre le public présent? On a tout de même hâte de voir la suite de cet opus.

8=D de Charles-Alex Durand, Jonathan Larose et Philippe Morel (Québec, 2017, 18 min.)

8 = D ou émoticon de pénis? Les cinéastes n’ont pas encore tranché sur la question mais nous présentaient en grande première leur court où un ancien camarade de classe un peu geek, amicalement surnommé Bouffe Bite, se pointe au party d’appartement du gars « le plus cool en ville ». Notre douchebag de première lui jouera un vilain tour qu’il regrettera amèrement. Le surréalisme de la situation (vraiment?) et le jeu des acteurs sont tout simplement désopilants. Où est-ce que toute cette histoire de dick nous amène? Vous ne la verrez jamais venir, promis. Un des meilleurs coups de la soirée!

Being de Josh Thomas & Darcy Prendergast (Australie, 2016, 3 min.)

Ce vidéoclip pour la pièce Being du groupe australien Millington nous présente des images ne cadrent pas du tout avec la mélodie légère et entraînante de la chanson. Et c’est pour cette raison qu’il fonctionne si bien! On y suit les aventures d’une jeune femme qui tombe amoureuse d’une bestiole. La finale extra-sanglante est hilarante.

Potty Talk de Megan Brotherton (États-Unis, 2014, 2 min.)

Le Potty Talk de Megan Brotherton n’est pas graphiquement trash, mais simplement — et auditivement — malaisant! On sympathise pour cette femme en train d’uriner qui ne peut s’empêcher de répondre à l’appel d’une fréquentation. Vous devinerez probablement où tout ça nous mènera… Bien joué, le court était néanmoins parfait pour le genre de soirée.

La Bite de Pierre Mortel et Jérôme Leroy (France, 2016, 4 min.)

Le court-métrage La Bite proposait l’une des réflexions plus poussées de la sélection, notamment sur la liberté d’expression. Un jeune homme dessine une bite sur un mur et est violemment intercepté par la police. La scène filmée est retransmise sur le web et soulève un mouvement de contestation. Présentée en hommage à Charlie Hedbo, l’animation de 4 minutes va droit au but. On aime également quand le trash se permet d’aller un peu plus loin…

The Third Date de Mark Soulard (Québec, 2016, 8 min.)

Techniquement, The Third Date n’était peut-être pas le plus accompli, mais c’est certainement un des courts qui aura fait le plus réagir la salle lors de la soirée. Un homme dans la cinquantaine éprouve quelques problèmes techniques au niveau de l’aine lors d’une date qu’il comptait terminer dans la chambre à coucher. Même si la mise en scène manquait un peu de style, les effets dégoulinants excessifs étaient fort bien réussis et carrément dégueulasse, bruitage extrême inclus!

M.A.M.O.N. – Monitor Against Mexicans Over Worldwide  de Alejandro Damiani (Mexique/Uruguay, 2016, 5 min.)

M.A.M.O.N., l’autre court politique de la soirée, s’en prenait directement à Donald Trump et à sa politique d’immigration très controversée. Une guerre entre robots éclate lorsque des mexicains sont littéralement catapultés hors des États-Unis. Visuellement, le court impressionne avec ses effets spéciaux grandioses — le réalisateur, Alejandro Damianim a travaillé notamment sur les effets de Don’t Breathe —, mais c’est le scénario acide, complètement disjoncté qui vole la vedette. À voir absolument!

Bad Guy #2 de Chris McInroy (États-Unis, 2014, 10 min.)

Dans un gang de truands, un vilain de second niveau hérite de la première place lorsque son collègue décède. Même si le sang coulait à flot et les scènes gores fonctionnaient plutôt bien (wow, cette scène d’acide en plein visage!), les gags ne fonctionnaient pas tous dans Bad Guy #2. Certaines scènes, notamment celles impliquant la petite ami de notre nouveau kingpin du crime, semblaient inutiles au développement du scénario.

Termitator de Camille Monette, Roxane De Koninck et Keenan Poloncsak (Québec, 2017, 14 min.)

Rien ne pouvait conclure la soirée de meilleure façon que Termitator, définitivement le film le plus trash présenté lors de la soirée! Les scènes gores disgracieuses montrées lors de ce weekend en chalet où une bande de jeunes tombent nez à nez avec un homme-termite ont beaucoup fait réagir le public. Pour citer à nouveau notre critique précédente du court: «Un nouveau Bagman est né: il s’agit du Termitator!». Les fans du genre seront également heureux d’apprendre que l’écriture de la suite est pratiquement terminée!

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