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Quelque chose d’assez extraordinaire s’est produit lors de la projection du bloc Science-fiction du Festival SPASM samedi dernier. Lorsqu’on assiste à une soirée de compilation de courts-métrages, il est normal de ressentir une certaine inégalité dans les choix présentés, que ce soit au niveau de la qualité des films ou tout simplement par intérêt personnel. Cette fois, chacun des courts présentés avait quelque chose d’extrêmement intéressant à proposer, que ce soit au niveau des scénarios ou de la réalisation.


Monsters de Steve Desmond (États-Unis, 2015, 15 min.)

Monsters était l’un des scénarios les plus intéressants de la soirée. Dans une intrigue rappelant 10 Cloverfield Lane, une jeune fille est cloîtrée dans un bunker avec sa petite famille. Le court ne nous offrait pas un, mais bien deux revirements de situation plutôt inattendus. Est-ce que des monstres ont envahi la planète, comme le prétendent ses parents? La jeune fille le découvrira bientôt, bien amèrement. Une vision du futur pas si farfelue et résolument inquiétante.

Émetteur Récepteur de Vincent Wilson (Québec, 2017, 9 min.)

En grande première, on pouvait voir Émetteur Récepteur de Vincent Wilson, un court soumis récemment à la compétition annuelle de courts-métrage de la Nasa, intitulé CineSpace. On apprend d’ailleurs aujourd’hui que le film est sélectionné parmi les 14 finalistes, sur 650 soumissions internationales! Sans dialogue, un jeune homme passionné décide de construire une radio maison suite à l’annonce de la réception d’une transmission extra-terrestre aux nouvelles. La réalisation lumineuse d’une grande qualité et le montage extrêmement rythmé donnait l’impression d’assister à une campagne publicitaire d’envergure. Le film proposait au final un message touchant, rempli d’humanité.

iMedium de Alfonso Garcia López (Espagne, 2016, 6 min.)

Dans un style found footage, du point de vue de la caméra d’un téléphone cellulaire, une femme tente de contacter sa fille tragiquement décédée récemment à l’aide d’une application qui peut nous mettre en contact avec les morts. L’idée est originale et le développement du scénario est extrêmement efficace pour un film d’une si courte durée. Le titre aurait également bien pu se retrouver dans la sélection horreur tellement il donnait froid dans le dos. Attention aux hauts le coeur avec la caméra agitée!

How to be Human de Bruno Centofanti (Royaume-Uni, 2017, 14 min.)

How to be Human traitait du spectre des émotions humaines, malgré son climat de science-fiction robotique post-apocalyptique. Pour pouvoir passer la frontière d’un pays en ruine, deux soeurs doivent pouvoir dissimuler toute trace de sentiment. Avec ses effets spéciaux impressionnants, le film présentait un univers dense et mystérieux qui aurait bien pu se développer en long-métrage!

Lost Boy de Ash Thorp & Anthony Scott Burns (Pays-Bas, 2016, 9 min.)

Le cyberpunk Lost Boy nous offrait sans contredit les visuels les plus impressionnants de cette sélection. Dans une course, un humain tente d’échapper à une machine sanguinaire. Les décors futuristes hallucinants rappellent ceux de H.R. Giger pour Alien et la réalisation, sombre et très léchée, est irréprochable. Ajoutez une trame sonore aux synthétiseurs démesurés et vous obtenez un cauchemar de science-fiction qui frôle la perfection.

Une lumière dans la nuit de Ludovic De Gaillande (France, 2017, 2 min.)

Avec son court de seulement deux minutes, Ludovic De Gaillande parvient à nous plonger dans l’atmosphère. Le gardien d’un phare perçoit de l’autre côté de la berge des signaux lumineux en code morse. La finale grandiose surprenait!

Résistance de Alex Chauvet, Anna Le Danois, Quentin Foulon, Fabien Glasse, Juliette Jean & Julie Narat (France, 2017, 7 min.)

L’équipe du disjoncté Résistance présentait un autre film plutôt réussi cette année à SPASM dans la sélection Les inclassables #1. Dans cette animation, on assiste ici à un souper plutôt particulier dans un grand restaurant. Les invités: trois insectes géants et menaçants. Les hôtes: des humains assoiffés de vengeance. La proposition est hilarante et le scénario regorge de créativité.

Breaker de Philippe McKie (Québec/Japon, 2017, 10 min.)

Dans un Japon futuriste où le corps et la technologie ne font qu’un, une femme se voit pourchassée à travers la ville lorsqu’une intelligence artificielle recherchée se réfugie en elle. Outre le scénario éclaté, c’est la mise en scène et les costumes qui retiennent le plus l’attention dans Breaker. La direction artistique, opulente et originale, nous offre une vision du futur que l’on n’avait encore jamais vue!

Apocalypse Now Now de Michael Matthews (Afrique du Sud, 2017, 7 min.)

Apocalypse Now Now terminait la soirée de belle façon avec cette proposition qui semblait tout droit sortie de l’esprit de Neill Blomkamp. Un fugitif doit s’allier à un chasseur d’entités bien spécial pour espérer combattre un monstre qui hante les rues de la ville et ainsi blanchir son nom. L’interprétation des trois personnages est hilarante et la réalisation nous propose une finale épique avec un monstre extrêmement réussi.

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