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The Poughkeepsie Tapes: souvenirs retrouvés
6.5Note Finale
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Le 27 avril 2007, le réalisateur John Erick Dowdle, à qui l’on doit entre autres Devil et As Above, So Below, présentait son tout nouveau film intitulé The Poughkeepsie Tapes, au Tribeca Film Festival. Ce found footage, paru quelques mois avant la sortie du premier Paranormal Activity, était prometteur et devait être distribué en salle par le studio MGM. Pour une raison encore inconnue, le film sombra dans l’oubli et prit huit ans pour être disponible en vidéo sur demande via DirecTV, en juillet 2014. C’est finalement le 10 octobre 2017, soit plus de dix ans après la sortie initiale, que le troisième long métrage de Dowdle hérita d’un support physique et paru en format Blu-ray, gracieuseté de la compagnie Scream Factory!

The Poughkeepsie Tapes c’est des centaines de vidéocassettes retrouvées dans une maison abandonnée à Poughkeepsie, New York. Ces VHS montrent des meurtres crapuleux et les supplices infligés à plusieurs victimes, filmés par le tueur en série. Ces abominations s’étirant sur une décennie se sont finalement retrouvées entre les mains de la police. Le film nous montre, sous forme de documentaire, ces vidéos entrecoupées de témoignages de spécialistes, des familles et amis des victimes.

Les attentes semblaient grandes pour ce film inaccessible d’un réalisateur qui a su, par la suite, se faire un nom dans le monde de l’horreur. Il faut visionner celui-ci comme étant un de ses premiers. Son film est rempli de bonnes intentions, mais n’arrive pas toujours à satisfaire son public.

Le plus gros problème de The Poughkeepsie Tapes réside dans ses interprètes qui manquent cruellement de naturel. Le found footage doit être convaincant et doit faire oublier au spectateur qu’il regarde un film. Malheureusement, les acteurs sonnent souvent faux et surjouent à plusieurs endroits, surtout dans la portion «témoignages» qui nous rappelle constamment qu’on nage en pleine fiction. Certains acteurs frôlent même la caricature. Seule Stacy Chbosky (Quarantine) s’en sort plutôt bien dans le rôle de la principale victime.

La partie found footage est un peu plus réussie: les séquences de caméras subjectives sont particulièrement efficaces. Beaucoup plus percutantes, elles ne sont pas sans rappeler The Blair Witch Project. Le réalisateur va même jusqu’à rendre hommage à John Carpenter en recréant, à son façon, la scène d’ouverture de Halloween de 1978. Un très joli clin d’oeil. Malheureusement, l’effet de terreur fait vite de s’évaporer lorsque le sadique masqué pose sa caméra pour se filmer au loin.

Peut-être victime du temps passé, The Poughkeepsie Tapes reste un film sans prétention qui vaut quand même le détour dans lequel le spectateur arrive à être absorbé, mais malheureusement, trop brièvement pour être réellement effrayé.

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