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The Ritual: paniquant et suffocant
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Sorti en librairie le 7 octobre 2011, The Ritual (Le Rituel) est un roman britannique qui a été acclamé par la critique. Son auteur, Adam Nevill (Apartment 16, Last Days, Under A Watchful Eye), en est un bien connu des cercles de littérature d’horreur, ayant notamment remporté le prix du meilleur livre d’horreur suédois pour cette œuvre en 2012.

Anciens amis de collège, Dom, Phil, Luke et Hutch décident de partir camper dans la nature suédoise. Durant quelques jours, ils espèrent échapper aux responsabilités de la vie adulte et s’abandonner à l’insouciance qui caractérisait cette époque révolue. Mais quelques heures à peine après leur départ, leur randonnée tourne véritablement au cauchemar. Ils s’enfoncent et se perdent dans une forêt dense et inexplorée depuis longtemps. Et bientôt, ils n’auront plus de vivres. Affamés et désespérés, la peur les envahit et sème la méfiance au sein du groupe d’amis. Éventuellement, ils arrivent dans une vieille cabane abandonnée où ils trouvent des ossements d’animaux… et d’humains. Ils découvrent aussi ce qui semble être les traces d’anciens rituels qu’ils associaient jusque-là à de vieilles légendes. Très vite, ils réalisent qu’ils ne sont pas seuls dans les bois, et qu’une créature les traque. Parviendront-ils à sortir des antres de la forêt?

La première partie de The Ritual pourrait être décrite comme une version suédoise et très adulte du scénario parfait d’amis qui sont complètement perdus en forêt. Les protagonistes, des hommes dans la trentaine qui se sont perdus de vue après avoir quitté les bancs d’école, souhaitent renouer le temps d’un week-end. Après leur entrée sur le marché du travail, ils ont chacun pris leur route, dans des directions fort différentes. Et le temps a fait son œuvre. Plus grand-chose ne les unit. Sauf peut-être certaines vieilles rancœurs qui refont alors surface. On apprécie la franchise des personnages, qui donne lieu à des échanges parfois tendus. Et au fur et à mesure qu’ils pénètrent la forêt brumeuse, on assiste à une escalade de la tension. Les liens d’amitié qui les unissaient jadis demeureront-ils intacts? Et si leur survie en dépendait…

L’intrigue est extrêmement efficace. Tout comme les personnages, on ignore ce qui se passe et ce qui les guette. L’angoisse qu’ils ressentent est contagieuse. Si le lecteur est friand de gore, il sera ravi. Sans révolutionner le genre, l’auteur livre avec beaucoup d’efficacité des scènes effrayantes et sanglantes.

À mi-chemin dans la lecture, tout fout le camp! Sans toutefois dévoiler de punch, on peut dire que l’histoire prend une tournure complètement différente. Mais ce revirement de situation ne fera probablement pas l’unanimité. Certains s’en désoleront, alors que d’autres l’embrasseront. Pour ma part, j’appartiens au second camp.

On a ici affaire à un genre de croisement entre Blair Witch et Green Room. Ceux qui connaissent les références comprendront. Un heureux mélange, à mon humble avis.

Réalisée par David Bruckner (V/H/S, The Signal, Siren, SouthBound), l’adaptation cinématographique a été projetée en première au tout dernier TIFF. Malheureusement, toujours aucune date de sortie officielle annoncée en Amérique du Nord. C’est tout de même agaçant puisqu’au seul visionnement de la bande-annonce, on est gagné par la peur qui habite les personnages. Et on en redemande. Un bon tease, comme on dit, alors espérons avoir la chance de visionner le film ici prochainement.

En attendant, laissez-vous emporter par cette suffocante intrigue au beau milieu de la forêt suédoise.

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