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[TIFF 2017] Mom and Dad: Nicolas Cage crinqué au max
6Note Finale

Plus tôt ce mois-ci, dans le cadre du programme Midnight Madness au TIFF, était présenté le dernier film de Brian Taylor, réalisateur de Crank, soit Mom and Dad, mettant en vedette Nicolas Cage et Selma Blair. Se livrant cette fois à l’horreur, le résultat est un mélange de ce genre et d’action, qui s’avère parfois étrange mais toujours intense.

La prémisse du film est assez simple: les parents, pour une raison qui ne nous semble jamais très claire, attaquent violemment leurs progénitures. Ils ne sont pas violents entre eux ou avec les enfants des autres, mais seulement avec les leurs. Certaines hypothèses sont explorées quant à la cause de cette affliction et c’est ici que se trouve peut-être la plus grande faille du film. Sans réel début à l’histoire, ni explication et ultimement sans conclusion, Mom and Dad se révèle être une séquence d’action de deux heures plutôt qu’un film à part entière.

Le film focalise sur Carly, fille de Cage et Blair, qui doit éviter ses parents alors qu’elle retourne chez elle pour chercher son frère. Inévitablement, les deux tombent nez-à-nez avec le père, qui sera plus tard joint dans sa folie meurtrière par sa femme. Leur récit est entrecoupé de flashbacks qui mettent l’emphase sur le fait qu’il est difficile, en fin de compte, d’être parent. Maman revit le moment où elle a dû dire au revoir à sa vie professionnelle, alorsque papa broie du noir parce qu’il n’est plus aussi cool que le jeune rebelle qu’il était à l’adolescence. Il est plus difficile de sympathiser avec son personnage, nettement moins intéressant que sa contrepartie féminine, mais on lui pardonne parce qu’on adore son interprète.

Filmé et monté à la façon de Crank, cet emphase sur l’action donne parfois l’impression de s’être trompé de film. À quelques reprises pourtant, le manège fonctionne et c’est dans ces moments où l’on s’amuse le plus, notamment vers la fin, lorsque la famille reçoit une visite surprise. Il est évident que les acteurs, particulièrement Cage et Blair, ont eu un plaisir fou à tourner leurs scènes et ce bonheur transparaît à l’écran, avec une contagion qui anime le spectateur et qui pour un court instant nous donne envie de voir un parent abattre son enfant.

C’est peut-être cet élément pervers qui fait le charme occasionnel de Mom and Dad. En fin de compte, le film manque de substance, mais il est indéniable qu’il s’agit d’une expérience cinématographique peu comparable à d’autres… Sans compter que c’est un plaisir de retrouver Nicolas Cage dans un rôle qui lui permet de jouer sans limite, à travers toute sa folie!

La date de sortie de Mom and Dad reste toujours à confirmer. 

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