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[TIFF 2017] Pyewacket: un voeu qui coûte cher
8Note Finale
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Bien qu’il n’ait pas fait beaucoup de bruit pendant le festival, du moins comparé aux films de grandes vedettes qui remplissent les salles du TIFF, la dernière oeuvre d’Adam MacDonald est une trouvaille intéressante. Le réalisateur, né à Montreal, nous offre un regard sur un nouveau monstre au nom à retenir: Pyewacket.

Je me souviens, dans mon enfance, avoir feuilleté un livre de sortilège avec cet enthousiasme naïf qui semble réservé au enfants. Ayant déjà à cette âge la lucidité nécessaire pour saisir qu’il ne s’agissait que de prétendu, j’étais pourtant fascinée par le concept de la sorcellerie. Leah, personnage principal de cette histoire, est un peu trop vieille pour adhérer à de telles croyances, mais après la mort de son père, elle trouve néanmoins refuge dans les sciences occultes. Après plusieurs altercations avec sa mère, qui tente de fuir la mémoire de son défunt mari, l’adolescente se cache dans les bois et sous l’effet de la colère, décide d’invoquer un démon qui pourra la libérer de l’emprise de son parent.

Sur papier, Pyewacket ressemble à beaucoup d’autres récits d’horreur. On coche ici plusieurs clichés du genre, comme des jeunes qui explorent les bois la nuit ou encore le personnage, souvent professeur mais ici auteur, qui ne fait partie de l’histoire que pour transmettre des informations sur le démon en question. Malgré tout, le film reste intéressant du début à la fin, en grande partie dû au mystère qui entoure l’entité maléfique. On la perçoit comme une ombre la nuit et ses pouvoirs et motifs sont autant inconnus pour les personnages que pour le spectateur. Le film arrive néanmoins à terme trop rapidement. On en voudrait encore plus et à seulement 90 minutes, les auteurs auraient pu se permettre une résolution plus lente et de ce fait encore plus satisfaisante.

Le réalisateur, qui nous a donné Backcountry en 2014, démontre une excellente compréhension du genre qui lui permet de jouer avec les attentes du public, notamment par rapport aux jumpscares. La musique est intéressante et ne fait qu’augmenter la tension que vivent les personnages. À travers ces réussites artistiques, il reste que la plus grande faille du film est le jeu de l’actrice principale, trop souvent monotone et jamais complètement sincère. Heureusement, elle est accompagnée d’une des meilleures performances de Laurie Holden (Walking Dead, The Mist), qui nous offre un des moments les plus creepy du film.

En conclusion, Pyewacket n’est peut-être pas un film parfait, mais agréablement surprenant jusqu’à la dernière scène. Adam MacDonald s’inscrit officiellement à la liste des réalisateurs de genre à surveiller.

La date de sortie de Pyewacket reste toujours à confirmer. 

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