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Twin Peaks: de l'autre côté du miroir
9.5Note Finale
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10.0

Ayant réussi à se hisser au statut de «culte», les deux premières saisons de Twin Peaks ont marqué le monde de la télévision au début des années 90, fait plutôt rare à l’époque où les séries n’avaient pas autant la cote qu’aujourd’hui. C’est en mai dernier, après plus de 25 ans d’attente que son créateur David Lynch a pu offrir la troisième saison des (més)aventures de Dale Cooper! L’attente en valait-il la peine?

Vingt-cinq ans après sa disparition dans le «Black Lodge», l’agent du FBI Dale Cooper (Kyle MacLachlan) revient. C’est tout ce que le spectateur doit savoir avant d’entamer cette nouvelle année. Le réalisateur de Lost Highway signe ici le scénario de chacun des épisodes en compagnie de son co-créateur, Mark Frost, mais contrairement aux saisons précédentes, Lynch réalise cette troisième partie dans sa totalité, au plus grand plaisir des fans. Effectivement, ses talents de réalisateur se font sentir plus que jamais. N’essayant jamais de reproduire les premières saisons ou de nous noyer dans la nostalgie, il nous revient avec une nouvelle intrigue mélangeant, évidemment, d’anciens personnages aux nouveaux venus.

Parmi cette nouvelle distribution, on y retrouve de superbes performances de la part de Laura Dern (Blue Velvet), Matthew Lillard (Scream) et Eamon Farren (Winchester) pour ne nommer que celles-là. Soulignons également la présence de la très drôle Naomi Watts (Mulholland Dr.), parfaite dans le rôle de l’épouse dépassée par les événements, alors que l’excellent Kyle MacLachlan (Dune) reprend son rôle de Cooper avec aplomb, comme s’il ne l’avait jamais quitté. Une panoplie d’apparitions surprises vient compléter cette équipe cinq étoiles dont Jane Levy (Don’t Breathe), Meg Foster (Jeepers Creepers 3) et Monica Bellucci (Irréversible).

On ne peut passer sous silence la parfaite trame sonore qui vient épouser l’atmosphère inquiétant de cet univers tordu. Non seulement la légendaire pièce musicale du générique d’ouverture est de retour, mais le «Bang Bang Bar», lieu servant à clore la majorité des épisodes, nous offre des performances live de plusieurs musiciens dont Au Revoir Simone, Chromatics, Nine Inch Nails et plusieurs autres. Difficile de ne pas rester collé à notre siège pour les écouter.

Sans trop en dire, c’est à partir du huitième des dix-huit épisodes (intitulé Gotta Light?) que Lynch se surpasse. Une spectaculaire séquence muette de 25 minutes se déroulant en 1945 nous transporte littéralement dans son monde où son art est à son plein potentiel. Le spectateur oublie tout et ne peut qu’être figé devant ce qu’il est en train de vivre. Cet épisode entre dans ce que le réalisateur septuagénaire a fait de meilleur depuis ses tout débuts. Carrément hypnotisant.

Amusant, angoissant et parfois terrifiant, on ne peut que se délecter du grand retour de l’excentrique réalisateur (son dernier long-métrage Inland Empire datant de 2006) avec ce merveilleux casse-tête où il est facile de s’y perdre et qui demande une totale attention de la part du spectateur. Pouvant paraître inutilement long pour certains, mais reflétant parfaitement le style du créateur pour d’autres, cette nouvelle mouture de Twin Peaks détone par sa sublime réalisation, ses personnages toujours aussi timbrés et son originalité indéniable; ce qui en fait certainement, non seulement une des meilleures séries télé de 2017, mais un morceau important dans l’oeuvre entière de David Lynch.

6 Réponses

  1. 10 des pires mères du cinéma d’horreur! – Horreur Québec

    […] Probablement un des personnages les plus méchants du cinéma, Peyton Flanders incruste la famille Bartel afin d’aller y retrouver ce qu’elle a perdu: son enfant. Une mère déterminée et prête à tout pour arriver à ses fins. Rebecca De Mornay (Mother’s Day (2010)) a son meilleur aux côtés d’Annabella Sciorra (Cop Land), Julianne Moore (Hannibal) et Madeline Zima (Twin Peaks). […]

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