Accusations de production de pornographie juvénile pour un auteur d’horreur québécois

En janvier 2018, la plainte déposée à la police par une enseignante au sujet d’un passage du roman Hansel et Gretel avait relancé l’éternel débat sur la censure et la liberté artistique.

Dans sa réécriture du conte des frères Grimm pour la collection Les contes interdits de Éditions AdA, l’auteur Yvan Godbout (Les yeux jaunes, Olivier) décrivait de façon explicite le viol d’une enfant de neuf ans.

C’est le 14 mars 2019 qu’Yvan Godbout et Nycolas Doucet, le directeur général de AdA, ont été interrogés par la Sûreté du Québec avant d’être remis en liberté. Selon le Journal de Montréal, ils seront formellement accusés de production et de distribution de pornographie juvénile en avril. L’inventaire des livres a été saisi par les policiers. En revanche, au moment de publier ces lignes, celui-ci était toujours disponible sur les sites d’Archambault et de Renaud-Bray.

Cette accusation soulève beaucoup de questions. Pourquoi taxer de pornographie juvénile une scène choquante d’un roman d’horreur québécois, tandis que la série au succès monumental Game of Thrones représente un nombre incalculable d’agressions sexuelles commises contre des enfants? Peut-on permettre à une œuvre littéraire de transgresser les lois définissant la pornographie juvénile sous prétexte de licence artistique? Doit-on s’indigner de cette affaire ou en profiter pour rappeler les lois qui encadrent la liberté d’expression? Le désir de choquer ou de terrifier excuse-t-il la description d’actes pédophiles?

Ceux qui le souhaitent peuvent signer cette pétition. Nous vous invitons à partager votre avis dans les commentaires!

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