Cargo: la marche pour la liberté

Note des lecteurs1 Note3.9
5

En pleine crise apocalyptique, un père tente l’impossible pour mettre en sécurité sa petite fille, alors que des zombies déambulent parmi les vivants.

Les zombies sont si omniprésents dans le paysage horrifique des dernières années qu’on se demande encore ce qu’on pourra nous proposer pour essayer de s’approprier ce genre apparemment très lucratif. Cargo est un essai très louable, mais qui comme tant d’autres sera vite oublié. Malgré une cinématographie exquise et deux cinéastes qui semblent connaître le métier, nous sommes confrontés à un film qui n’a absolument aucune âme.

Inspiré par le succès de leur court-métrage de sept minutes réalisé en 2013, Ben Howling et Yolanda Ramke tentent le tout pour le tout en l’adaptant en long-métrage. Ramke, qui avait aussi écrit le scénario, revient à l’écriture, mais force est d’admettre qu’elle manque grandement d’inspiration pour remplir les 104 minutes que dure le film. Ce qui tente d’être la quête presque impossible d’un père aimant devient lourd si on y ajoute les temps morts et des conjonctures psychologiques aussi limités. Du coup, nous avons presque l’impression que la première mouture réussit mieux à mettre l’emphase sur des détails importants.

Par ailleurs, pour quintupler la tension, on crée certains épisodes asez artificiels. Ces derniers sont mis en place par des décisions ringardes et grotesques des personnages, qui atténuent le filon dramatique déjà assez mince. L’allégorie d’un parent tentant de porter sa progéniture vers un futur meilleur n’est pas des plus originales non plus. La quête de ce père est un peu le trajet de tout bon parent prêt à l’impossible pour préparer son enfant à vivre en sécurité, sans lui.

Cela dit, la réalisation efficace tente de jouer avec les panoramas de l’Australie pour tisser une sorte d’étouffement. À ce niveau, le pari est tenu: certains cadrages apportent une touche de suspense additionnel et s’avèrent d’intelligents calculs de la part de nos marionnettistes. Il y a pourtant ce je-ne-sais-quoi de formel à l’ensemble qui donne un côté plus factice.

Habile dans des rôles plus bouffons, Martin Freeman manque largement de crédibilité en père en de famille. Il faut bien admettre que Bilbo n’a aucunement la prestance d’un Andrew Lincoln ou d’un Norman Reedus. Est-ce véritablement de sa faute? L’acteur se démène, en vain, avec un scénario qui a peu à lui offrir.

 

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