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Le centre des congrès de Québec accueillait ce week-end son Comiccon annuel, et Horreur Québec s’est invité à la fête. Une célébration de fans qui, il faut bien l’avouer, avait de bien ternes couleurs. La surprise est d’autant plus dérangeante que ce type de rassemblement prend de l’ampleur et devient souvent meilleur avec les années. Comme il aurait été agréable de vous dire, chers lecteurs, que l’horreur a sa place dans la capitale, mais si c’est le cas, il faut la trouver ailleurs. C’est un peu la même chose pour les autres genres également.

Si les vedettes sur place étaient peu nombreuses, que les amateurs de jeux vidéo n’avaient rien à se mettre sous la dent (malgré les nombreuses sorties qui s’amènent d’ici décembre) et que la présence de l’horreur était anémique, les festivaliers pouvaient se rabattre sur l’éternelle omniprésence des robots de Star Wars présentés dans chacun de ces événements pour s’amuser.

Sans être nécessairement ennuyants, les panels sont forcément tributaires des têtes d’affiche et il fallait vraiment compter sur le dynamisme des costumadiers pour mettre un peu de piquant à l’ensemble. Il faut bien admettre qu’exception faite de Billy Boyd, qui intéressait presque chaque personne sur place, ces maîtres du déguisement donnaient une certaine vigueur à une convention sans grande énergie.

Est-ce qu’il y aurait une barrière de langue entre les acteurs, principalement anglophones, et la ville de Québec? Pourquoi alors, les premières années étaient-elles si prometteuses? Une ville comme celle-ci mérite un Comiccon davantage élaboré, autant au niveau des personnalités que du reste. Difficile d’assumer qu’on a eu récemment ce constat pour celui de Montréal, tellement plus festif. Les fans étaient suffisamment nombreux et enflammés pour que leur billet d’entrée soit rentable, et je doute que ce fut le cas. Certains avaient tout même opté pour une passe VIP, alors qu’après une heure maximum, on avait fait le tour de ce désert. Peu importe ce que l’on souhaitait magasiner, on avait de grandes chances de repartir avec notre argent. Les gens me connaissant pourraient témoigner des sommes faramineuses que je dépense en général dans ces endroits. Au Comiccon de Québec, je n’ai rien acheté.

Si les vedettes coûtent cher, il faudrait au moins essayer d’avoir un distributeur de films plus spécialisés. Les fans veulent des objets rares comme des Blu-ray de compagnies plus underground (le Requiem Fear Fest a rapidement compris cela), des masques, des figurines introuvables et des t-shirts. C’est d’autant plus impensable qu’à quelques jours de l’Halloween, les films d’horreur auraient pu se vendre comme des petits pains chauds. Rien sur place ne soulignait non plus cette prochaine nuit des masques. À ce titre, je remercie les deux festivaliers costumés en Jason, qui ont, à leur manière, souligné l’épouvante.

L’organisation était en dessous des standards acceptables pour ce genre de congrès, dont nous sommes aux aguets à l’année longue. S’il était impossible d’acheter une option photo sur Internet pour éviter le dérangement sur place, les geeks devaient faire une file à la table des invités pour se faire répondre à peu près n’importe quoi par les responsables. Personne ne savait s’il était possible de se procurer une version jpeg de sa photo (je parle du jour 1) et il a fallu attendre qu’on fasse le tour des représentants pour pouvoir nous mentionner le nombre maximal de personnes pouvant figurer sur une même photographie. Par ailleurs, les volontaires ont vendu des billets pour une option photo «team up» de cosplay à 25$, pour dire plus tard aux gens que cette même photo coûtait, en fait, 50$. Il fallait voir la réaction des clients: du jamais vu. Si les fanatiques que nous sommes acceptons de déverser une somme colossale pour avoir une image avec une idole, on est en droit de souhaiter un minimum de professionnalisme. Une impression tirée avec une imprimante à jets d’encre, c’est aussi ridicule qu’inacceptable, vu les tarifications. On faisait sécher nos photos au séchoir ou bien il fallait attendre avant de les toucher après réception. C’est dommage, car le photographe s’appliquait et semblait connaître son travail.

De plus, installer une arène de lutte à côté de Billy Boyd, seule véritable vedette dans la baraque, n’était pas une idée des plus gagnantes. Les discussions avec l’acteur ne devaient pas se faire dans le calme adéquat pour ce genre de rencontres inoubliables.

Heureusement, il y avait la possibilité de faire des folies dans les quelques décors sur place, mais il faut vraiment que ces nombreuses failles soient améliorées avec les années à venir. En douze ans de conventions, je n’ai jamais capté autant de négligences, ce qui risque de lasser les habitués. Aucun membre de notre groupe n’est sorti véritablement anxieux d’y remettre les pieds l’an prochain.

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