[Critique] Brightburn: le côté sombre de Superman

3.5
Note Horreur Québec

Au moment où l’humanité commençait à se remettre de Endgame, un nouveau film de super-héros arrive sur nos écrans avec une prémisse bien différente. En effet, après les très sages Hellboy et Venom, le cinéma d’horreur et le genre le plus lucratif de tous les temps réussissent, enfin, un mixage qui dépasse le pur emprunt esthétique.

Brightburn film affiche

Il arrive enfin ce Brightburn que l’on nous vend depuis des mois comme le film du «méchant Superman», produit par James Gunn (Slither, Guardians of the Galaxy), qui va enfin offrir un produit satisfaisant aux amateurs. Réalisé par David Yarovesky (The Hive) et mettant en vedette Jackson A. Dunn dans le rôle du Kal El psychotique, le film accomplit sa mission… en partie.

Oui, Brightburn est un film d’horreur. Il s’agit même d’un bon film d’horreur; cela est à noter. Toutefois, aux endroits où on aurait espéré l’originalité désespérément nécessaire de sa prémisse, le film reste trop prisonnier des codes de son genre. En effet, bien que tous les clins d’oeil à la mythologie de Superman sont intéressants et font sourire, il n’en demeure pas moins que Yarovesky ne joue que très peu avec. La trame super-héroïque sert uniquement à construire une origine au personnage. Il y avait une opportunité de commenter le cinéma actuel qui n’est malheureusement pas saisie. Avec une prémisse misant autant sur le côté comic book, on aurait voulu que le tout aille un peu plus loin.

Cela dit, Brightburn est bien réalisé et comporte son lot de scènes mémorables. De plus, il a au moins le mérite d’essayer de créer quelque chose de différent dans le moule hollywoodien qui carbure aux super-pouvoirs. Malgré le fait que le tout reste très proche d’un slasher classique, il n’en demeure pas moins que le côté horreur est bien géré. Il y a des meurtres originaux qui utilisent vraiment bien le côté surhomme du personnage avec un niveau de gore qui surprend par moment.

La mise en scène est également bien gérée et généreuse en moments iconographiques. Le petit Superman est véritablement montré comme une force de la nature dans des scènes que le Man of Steel de Zack Snyder n’aurait pas renié.

Bref, pas le long-métrage subversif que plusieurs attendaient, mais tout de même un film d’horreur efficace qui ravira tous les fans d’épouvante ayant un petit faible pour les comics.

* Pour ceux qui se le demandent, non le film n’explique pas pourquoi le symbole signature de Brian est la marque des sacrifiés dans Berserk. ¯\_(ツ)_/¯

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