[Critique] Countdown: la destination finale

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Note Horreur Québec

Une jeune infirmière qui télécharge une application prédisant le moment de votre mort sur son téléphone apprend qu’il ne lui reste que quelques jours à vivre. Tentant d’abord de ne pas prendre ce jeu trop au sérieux, elle comprend que d’autres personnes ayant reçu ce présage du même logiciel seraient mortes de manière mystérieuse.

Les fans d’horreur attendent toujours avec impatience la période de l’Halloween pour avoir la chance de découvrir des perles de leur genre favori en salle. Outre le majestueux The Lighthouse, la cuvée 2019 pour cette saison des masques est assez faible.

Countdown affiche film

Countdown est ni plus ni moins qu’une relecture moderne de Final Destination. Les personnages doivent essayer de détourner leur destin, et la mort est l’ennemi à anéantir. La différence étant que malgré ses innombrables faiblesses, la saga inaugurée en 2000 par James Wong avait le mérite de nous offrir des moments de bravoure en ouverture, en plus de multiplier des morts violentes et inattendues. Avec Countdown, rien ne fait peur ou surprend.

Par ailleurs, la propension moralisatrice, qui a toujours eu sa place dans le cinéma de genre, semble être ici le fondement du film. Vous vous souvenez de cette époque où le sexe, l’alcool et la drogue donnaient une raison aux bourreaux de trucider ses victimes? Les codes se sont modernisés. Dorénavant, on tente de dire aux jeunes de demander pardon, de ne pas essayer de fuir leur destin, d’éviter l’alcool au volant, de ne pas télécharger n’importe quelle application sans en lire les conditions, et autres conneries du genre. La campagne antipiratage est évidente: ce téléchargement que l’on prend gratuitement en ligne peut vous tuer. Au-delà de cette simple idée, on dirait que chaque scène du film sert à mettre en garde les adolescents des conséquences à subir si on n’agit pas comme on le devrait. Lorsqu’il tente de faire la leçon en ce qui a trait au mouvement #MeToo, le scénario atteint une ringardise abyssale.

Pour la première fois aux contrôles d’un long-métrage, le réalisateur Justin Dec signe une mise en scène hésitante qui se cache derrière des effets trop appuyés, tapageurs et répétitifs. Si sa direction d’acteurs laisse aussi à désirer, l’actrice Elizabeth Lail (You) offre un jeu intéressant.

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