[Fantasia 2019] Riot Girls: bats-toi comme une fille

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3.5
Note Horreur Québec

Un ajout très attendu à Fantasia cette année, Riot Girls marque le premier long métrage de Jovanka Vuckovic. Ex-rédactrice en chef du magazine Rue Morgue, auteure de Zombies! An Illustrated History of the Undead et collaboratrice à de nombreux projets au grand et au petit écran, cette grande dame de l’horreur nous a déjà montré ce qu’elle valait derrière la caméra avec ses courts, dont l’excellent The Box. Comme ce dernier ouvrait le film d’anthologie XX, une œuvre crée entièrement par des femmes, il va de soi que le nouveau bébé de Vuckovic soit une œuvre féministe et inclusive qui passe haut la main le test Bechdel.

Une maladie mystérieuse a tué tous les adultes de la ville de Potter’s Bluff, maintenant divisée en deux factions. Des charognards au look punk peuplent le East Side, tandis que les habitants du West Side accumulent les richesses dans une ancienne école secondaire gouvernée par un tyran (Munro Chambers, Harpoon, Turbo Kid) et son armée de jocks. Lorsqu’un habitant de l’Est, Jack (Alexandre Bourgeois, Departure), est capturé et ramené en terrain ennemi où il attend son exécution publique, sa soeur Nat (Madison Iseman, Jumanji: Welcome To The Jungle) et sa copine Scratch (Paloma Kwiatkowski, Bates Motel) feront tout pour le sauver.

Riot Girls affiche film

Suivant un effet bande-dessinée avec l’intervention de cases, de vignettes et d’illustrations, Riot Girls est une aventure marginale, dynamique et rafraîchissante qui rend hommage à l’esprit non-conformiste de l’adolescence. Ado, les émotions se vivent et les décisions se prennent avec violence, comme si le monde en dépendait: qu’en est-il lorsqu’elles marquent réellement la différence entre la vie et la mort?

Une ode à l’amitié et à l’amour queer toutefois assez naïve, Riot Girls compense ses lacunes côté scénario en régalant le spectateur d’un rythme rapide ponctué d’effets gore pratiques et de scènes de violence hyperactives. La plupart d’entre elles mettent d’ailleurs en scène un bully en chef incarné par Chambers, grand chouchou des fans… qui vaut toutefois mieux que son personnage trop grossièrement écrit. Reste que c’est avec plaisir que nous retrouvons le jeune acteur canadien, qui a déjà 28 ans (ils grandissent si vite!).

Les amoureux des années 1990 et, surtout, du mouvement riot grrrl, regretteront toutefois que le film n’embrasse pas davantage l’esthétique de la décennie. À des années-lumière du fétichisme des années 1980 de Stranger Things, Riot Girls loupe plusieurs opportunités de faire hommage à l’époque, notamment du côté vestimentaire (où sont les robes baby-doll? Les barrettes colorées? Les cols Peter Pan?) que musical. On a adoré entendre des pièces de groupes comme L7 et Girlschool… mais on en aurait pris beaucoup plus!

Consultez notre couverture Fantasia 2019

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