Une journaliste traumatisée par la disparition de sa sœur, survenue des années auparavant, décide de mener sa propre enquête lorsqu’on retrouve le médaillon de cette dernière sur une terrifiante scène de meurtre.
Les amateurs de l’éditeur Alire qui attendent la sortie prochaine du nouveau roman de Patrick Senécal pourraient avoir trouvé de quoi patienter avec ce thriller très macabre. Avec ses nombreux personnages, ses sous-intrigues savoureuses et son changement de point de vue au fil des chapitres, il n’est pas difficile de comprendre pourquoi l’auteur canadien Rick Mofina est si souvent comparé à la reine du suspense Mary Higgins Clark.
Dernière limite est la seconde enquête menée par le personnage de Kate Page, que le romancier avait introduit dans L’ange (en)volé, paru en français au printemps dernier. Si la lecture de la première enquête n’est pas nécessairement indispensable à la compréhension, elle ne peut, en revanche, qu’accentuer le suspense. Beaucoup plus sombre et mystérieux que le dernier opus, ce nouveau roman morcelle son enquête de découvertes macabres qui nous empêchent de fermer le livre pour vaquer à d’autres occupations.
Dès la lecture des premiers mots, Mofina nous arrache à notre quotidien pour nous immerger dans cet univers journalistique peuplé de crimes et de cadavres. Nous suivons cette journaliste qui recherche la vérité au fil de courts chapitres qui se glissent devant nos yeux sans qu’on s’en aperçoive vraiment. S’il pourrait sembler plus difficile prôner l’abondance d’originalité, les péripéties n’en sont pas moins délicieuses, et l’assassin est à glacer le sang.
Nous exposant à une kyrielle de connaissances sur les procédures, les protocoles et les ressources disponibles lors d’enquêtes, le récit utilise ces informations captivantes pour arrondir certains angles qui auraient paru plus schématiques autrement. Les notes en bas de pages ont rarement semblé plus pertinentes, et au-delà de vous divertir, cette lecture risque de vous apprendre plusieurs choses.

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