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C’est samedi dernier qu’avait lieu la troisième édition du Requiem Fear Fest et jamais une messe funéraire n’a été aussi jouissive!

Ils défilaient par dizaines ces fidèles adeptes d’horreur, drapés de chandails personnalisés par leur film d’épouvante fétiche. Plusieurs s’étaient carrément costumés en monstres sanguinaires au plus grand plaisir du public présent qui les mitraillait avec leur cellulaire. Les gobelins et gargouilles qui arpentaient les rangées de l’exposition en avaient pour leur argent puisque l’équipe du Requiem nous avait concocté une journée d’activités pour le moins diabolique.

On reproche souvent aux conventions plus génériques d’offrir de la marchandise à leur image. Quand on souhaite toucher à trop de genres en même temps, il devient impossible d’y trouver des objets plus spécifiques et originaux. Se dévouant entièrement à l’horreur, ce congrès débordait de trésors à découvrir.

Une fois de plus, les planificateurs ont su rendre cet hommage non négligeable à notre monde, où le morbide et la peur côtoient un plaisir abyssal.

Des films, des films et encore des films

Requiem Fear Fest DVDC’est toujours un plaisir de pouvoir découvrir de nouveaux titres de la maison de production canadienne de films indépendants Black Fawn Films et l’organisation nous a offert une table livrant les nouveaux-nés de cette équipe d’artistes formidables. Pour des prix carrément dérisoires, les gens avaient la possibilité de découvrir des éditions de collection d’un échantillonnage de leur catalogue de plus en plus riche.

Peu de collectionneurs peuvent rester de marbre devant un étalage de films plus rares et le Requiem nous a offert un kiosque de la compagnie Vinegar Syndrome offrant une série d’escomptes ainsi que la possibilité d’obtenir leurs titres sans frais d’importation, puisque ceux-ci sont plutôt rares en magasins. Les fans se recoupaient rapidement autour des tables et échangeaient entre eux sur les long-métrages qu’ils ont aimés et qui y étaient disponibles. Chaque cinéphile devient à la fois disciple et maître et ces échanges donnent souvent naissance à des amitiés.

Sur place pour promouvoir du magazine Nocturne, Sv Bell avait également quelques DVD à sa table, tout comme le cinéaste Éric Falardeau qui y vendait son fameux Thanatamorphose.

L’horreur fait main

Le Requiem nous offrait également la chance de découvrir une série d’artistes locaux qui gagnent à être connus. Si vous souhaitiez orner votre salon d’une enseigne de Crystal Lake ou d’une réplique miniature de la cabane du film The Evil Dead, vous pouviez compter sur la table de J-P Falardeau pour vous aider! Mais si vous affectionniez plus particulièrement des reproductions à l’acrylique et à l’huile de vos monstres favoris, plusieurs artistes de talents étaient sur place pour répondre à vos besoins.

Une affluence d’images de monstres célèbres ou même des figurations de scènes fameuses paralysaient le moindre de nos regards, comme ils l’auraient été dans un musée. Nous vous encourageons à rechercher les œuvres de Filip Ivanović, Alice dans la lune, Cnana et d’Émilie Léger, qui nous ont pratiquement plongé dans un syndrome de Stendhal. Certains offraient même des décalques de leurs œuvres en les ayant transposées sur des cartes ou même des sacs à main.

Steph Dumais était sur place pour initier la foule aux sagas de sa maison Bloody Gore Comix. Et vous aviez aussi la possibilité de repartir avec une poupée merveilleusement transfigurée en démons ou autres créatures, gracieuseté de Megalex-Whynot.

Requiem Fear Fest affiches

Toutes les couleurs du jaune

Outre les kiosques et les films, on pouvait également voir pour la toute première fois la conférence de Frédéric Chalté et William Daigle Babin portant sur le giallo, intitulée Toutes les couleurs du jaune. C’est Frédéric, également collaborateur à l’occasion sur nos pages, qui s’est retrouvé à nous expliquer toute l’histoire, les codes et l’esthétique du courant italien devant une salle presque comble.

Aidé par des visuels riches et abondants (dommage que les conditions de projection n’étaient pas optimales), le duo nous a démontré qu’il nous restait quelques croûtes à manger dans le domaine. Non seulement leur recherche était exhaustive et instructive, mais extrêmement éloquent, Frédéric s’est également avéré être un orateur hors pair. Le genre n’a visiblement aucun secret pour lui et sa passion est contagieuse.

Une chose est certaine, on ne verra plus un Argento ou un Bava de la même façon. Espérons qu’on pourra revoir Toutes les couleurs du jaune éventuellement.

Requiem Fear Fest Frédéric Chalté

De tout pour les collectionneurs

Il y a évidemment des trésors dans ce que nous venons d’énumérer, mais si vous êtes un collectionneur d’affiches, vous pouviez fouiller au risque de vous y perdre dans le somptueux inventaire présenté par Monster Poster. Si vous penchiez davantage vers les figurines, il fallait faire vite pour mettre la main sur des trucs inimaginables. Vous pouviez vous procurer un Critter plus vrai que nature ou mettre la main sur certains Funko Pop plus difficiles à trouver.

Il y avait aussi une flopée de figurines MacFarlane offerts à des prix très raisonnables chez Film Fanatik. Au final, il y en avait assez pour vider votre régime d’épargne retraite. Le groupe de musique Screaming Demons y vendait même certains produits dérivés du groupe.

Mais également des projections

En plus des DVD, des figurines et des œuvres d’art, il y a également les projections! Peut-être me direz-vous que la sélection est ici tributaire de la production disponible, et qu’il s’agit également d’opinion personnelle, mais pour comparer avec les deux années antérieures, il faut tout de même avouer que le contenu présenté au Requiem Fear Fest était plus intéressant cette année.

Nous aurons plus de lignes à consacrer à ces films, puisque nous en feront les critiques ici même dans les jours qui suivent.

Article rédigé avec la collaboration de Marc Boisclair.

3 Réponses

  1. L'inquiétante absence: un nouveau documentaire sur le cinéma de genre au Québec! – Horreur Québec

    […] Au travers de ces entrevues avec divers intervenants clés du domaine, le film présentement en tournage s’interroge sur l’état actuel du cinéma de genre au Québec et sur son avenir. «C’est parti d’un questionnement sur la problématique du manque de cinéma de genre ici. On voulait comprendre pourquoi il n’y avait pas d’horreur, de science-fiction et de fantastique au Québec. Est-ce que c’est économique, idéologique, historique, culturel, identitaire? À travers nos recherches, on s’est rendu compte qu’il y avait pourtant beaucoup de fans, des festivals et quelques films intéressants proposés par le passé…» expliquait Félix lors de notre rencontre au dernier Requiem Fear Fest. […]

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