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Trois documentaires inquiétants à voir au RIDM

C’est aujourd’hui que débute la 20e édition du RIDM, les Rencontres internationales du documentaire de Montréal. Chaque année, le festival propose une grille bien remplie de documentaires en tout genre et surtout pour tous les goûts. Cette année ne fait donc pas exception et après avoir épluché la sélection 2017, voici trois films présentés cette année qui risquent de piquer votre curiosité:

Caniba de Lucien de Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor

Le controversé documentaire sur Issei Sagawa, le cannibale japonais qui aurait décimé et mangé une jeune femme dans les années 80, s’amène à Montréal:

Cinq ans après le choc Leviathan (RIDM 2012), Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor sont de retour avec un film qui risque de susciter encore plus de réactions. Enfermés dans un minuscule appartement, les cinéastes recueillent en très gros plan le témoignage d’Issei Sagawa. À demi paralysé, à moitié conscient et laconique, Sagawa parle de sa passion pour Disney, Renoir, les animaux en peluche et… le cannibalisme. Tristement célèbre pour avoir tué et mangé une collègue de classe en France en 1981, Sagawa est depuis devenu une sorte de vedette, recyclant sa notoriété à travers l’écriture d’un manga et des films pornographiques. Sans jamais nier ni célébrer le sensationnalisme inhérent à un tel sujet, Caniba explore comme jamais auparavant les recoins les plus troubles de la nature humaine.

Tania a eu la chance de voir le film lors de son passage au dernier TIFF; vous pouvez lire sa critique ici.

The Devil’s Trap de Mitchell Stafiej

Le documentaire québécois The Devil’s Trap propose une ambiance des plus malsaines — bande-annonce à l’appui! — où un ancien membre d’un secte montréalaise tente de renouer avec sa famille qui l’a excommunié des années plus tôt:

Quand Lane est excommunié à 18 ans de l’église fondamentaliste chrétienne où il a été élevé, il est véritablement seul au monde. Chez les Frères de Plymouth («Exclusive Brethren»), tout contact avec le monde extérieur lui était interdit – de même que la musique, le cinéma et l’essentiel de la littérature en dehors de la Bible. Bien qu’il ait retrouvé depuis une communauté au sein de la Marine canadienne, Lane désire désespérément revoir sa famille qui lui a tourné le dos il y a sept ans. Au cours d’un road trip à travers l’Amérique du Nord, les souvenirs troublés de son enfance remontent à la surface, en conflit avec l’espoir anxieux de retrouver bientôt ses proches. Portrait haletant – et terrifiant – du fanatisme religieux, The Devil’s Trap est aussi l’histoire d’une renaissance.

Dream Box de Jeroen Van der Stock

Si vous aimez vos documentaires étranges et surréalistes, le moyen-métrage Dream Box est pour vous et promet un cauchemar inquiétant dans une forêt mystérieuse du Japon où des animaux tiennent la vedette:

Une forêt qui s’étend à perte de vue et des nappes de brume épaisses sont l’écrin d’un grand bâtiment froid et gris, quelque part au Japon. Des animaux y sont amenés. On ne sait pas d’où ils viennent – peut-être sont-ils des vagabonds – et ils ne savent pas ce qu’ils font là. Des êtres humains en blouse blanche s’activent tandis que les aboiements et les miaulements angoissés hantent les couloirs. Certains animaux sont soignés, d’autres s’ennuient, quelques-uns enfin pénètrent dans une grande boîte close… Le cinéaste Jeroen Van der Stock s’empare du mystère de l’endroit dans ce film sans paroles et dénué de contexte. Avec force, les cadrages et la bande sonore nous plongent dans un cauchemar aussi incompréhensible pour le spectateur que pour les bêtes. Une méditation troublante.

Duel de Alejandro Alonso

Oui, on devait vous présenter trois films, mais le court-métrage Duel de Cuba semble prometteur! Et comme il est question d’un homme hanté par l’esprit de son père, impossible de le passer sous le silence:

Duel est une œuvre profondément poétique située dans la Sierra Maestra de Cuba. Un jeune homme est dérangé par un esprit qui pourrait bien être l’âme tourmentée de son père. Le cinéaste s’inspire de sa propre expérience (sa grand-mère était une prêtresse santeria) pour créer un court métrage visuellement époustouflant en forme d’odyssée mentale minimaliste. Alors qu’il lutte contre ses démons intérieurs, le personnage traverse la jungle en portant une grande croix blanche, ce qui semble ouvrir une porte vers une autre dimension spatio-temporelle. Le film occupe dès lors un univers purement sensoriel, et se révèle être une invitation à une extraordinaire expérience cinématographique, parmi les morts et les vivants.

RIDM se déroule du 9 au 19 novembre prochain. Consultez le site web du festival pour la programmation complète!

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