Iron Lung 1

[Critique] « Iron Lung » : ou l’art de réussir l’impossible sans Hollywood

Qui aurait cru qu’un film indépendant, sans aucune boîte de production ni distributeur rattaché, doublerait son budget de 3 millions avant même son lancement? Personne! Pas même le créateur YouTube Mark Fischbach, alias Markiplier, qui a joué, réalisé et financé la production de son premier long métrage, Iron Lung.

L’adaptation du jeu vidéo créé par David Szymanski est sortie le 30 janvier et est restée en salle depuis, grâce à l’accueil des fans de Markiplier et du jeu. Un impact majeur durant cette période de l’année où très peu de films sortent.

Iron Lung 3

En entrant en salle, je n’avais aucune idée de ce dont il s’agissait. Aucun contexte lié au jeu, vu que je n’y ai jamais joué. J’étais là comme amoureux de cinéma, curieux de voir à quoi ressemble ce genre de film indépendant qui s’est hissé au deuxième rang du box-office, juste derrière Send Help et sa grosse production Disney.

Le film nous installe dans un petit sous-marin vétuste, scellé avec un détenu à son bord. On apprend qu’il est là pour mener des expéditions en échange de sa liberté, dans un univers post-apocalyptique. Ces expéditions ont lieu dans une mer de sang située sur une lune dévastée. On ne voit rien de l’extérieur du vaisseau, même par la seule fenêtre, toujours couverte de sang.

Les seules indications visuelles de l’océan nous parviennent via les photos capturées par le protagoniste, grâce à une caméra installée à l’extérieur.

IRON LUNG | Official Trailer (2026)

Le scénario nous plonge dans une situation stressante et mystérieuse. La réalisation rend l’expérience totalement immersive grâce aux angles variés, portée par une excellente performance de la vedette Markiplier. Mais les vrais héros sont les concepteurs sonores.

Le design a été créé pour nous envelopper de chaque craquement et mouvement dans le vaisseau. C’était génial, sauf pour le volume des dialogues. Ce n’était pas la faute de la production, mais bien celle de la salle de cinéma qui n’avait pas calibré sa projection correctement.

En termes de genre, on retrouve une ambiance très inspirée de Lovecraft, puisque nous faisons face à des forces cosmiques. Même si je ne connaissais pas le jeu vidéo auparavant, je trouve que le film raconte une histoire captivante. Le mystère de l’expédition et la lutte pour la liberté sont les principaux moteurs du film qui nous tiennent en haleine.

Iron Lung 2

La tension du protagoniste emprisonné nous fait ressentir la claustrophobie ambiante et voir sa santé mentale se détériorer. Au fil de sa mission, on se pose les mêmes questions, comme si nous y étions nous aussi.

En tant que passionné de cinéma, il a été très gratifiant de voir un film indépendant à ce niveau et de constater qu’il méritait pleinement sa notoriété. L’impact culturel n’est pas seulement une victoire pour le cinéma indépendant, mais aussi pour les adaptations de jeux vidéo.

Note des lecteurs0 Note
Pour les fans...
Underwater (2020) : Pour l'ambiance sous-marine industrielle, l'obscurité murk et la touche lovecraftienne finale. C'est visuellement le cousin le plus proche.
The Lighthouse (2019) : Pour la thématique de l'isolement extrême, la folie qui guette et le rapport terrifiant à la mer.
Moon (2009) : Pour la solitude d'un homme face à une mission répétitive dans un environnement hostile (l'espace ici, au lieu de l'océan de sang).
3.5
Note Horreur Québec

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