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[Critique] Bloodlands: des agneaux sans leur silence

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Note Horreur Québec

Une famille de l’Albanie subit différents assauts d’un clan étrange qui vit en forêt. Alors que les traditions et les craintes s’installent, cette possibilité d’être entouré de forces surnaturelles devient de plus en plus pesante.

Bloodlands se présentait comme une intéressante découverte, et la déception n’en est que plus grande. Il faut donner au cinéaste Steven Kastrissios (The Horseman) d’avoir exprimé un lot incontestable d’ambitions à travers son film. Tentant de suivre les pas tracés par Robert Eggers avec son inoubliable The Witch, Katrissios propose de dresser un portrait de famille réaliste, parsemé de mystères. Malheureusement, son film ne possède aucunement les qualités de celui de son confrère.

svg%3ESi le quotidien des protagonistes est décrit avec une certaine précision, il faut avoir le cœur solide pour ne pas détourner le regard. Nos personnages tiennent une véritable boucherie: pour nous ancrer dans cet univers poisseux, nous avons droit à des scènes d’abattage de moutons assez atroces et complaisantes qui déplairont à plusieurs, alors que la curiosité morbide des autres trouvera chaussure à son pied. Plusieurs autres scènes sont ponctuées par les hurlements des moutons et d’agneaux, qu’on extermine en dehors du cadre. Ce n’est vraiment pas un spectacle pour tous. Il n’en reste pas moins que ce ramassis de scènes déplaisantes se veut la partie la plus réussie du film. Si on met de côté ce carnage animal, certaines observations d’un commerçant au bord du gouffre possèdent quelques attraits.

Plus l’intrigue avance, plus elle devient factice et lourde. Certains éléments paraissent rapidement décousus. Peut-être que l’ensemble fait référence à un folklore moins connu en Amérique et justifie plusieurs confusions. Rappelons-nous pourtant ce que nous a livré Eggers en 2016, avec des légendes plus ou moins connues par notre culture.

Voulant garder un carcan intellectuel et réfléchi pour aborder le fantastique, la mise en scène trop sage n’a que peu à offrir. Nous sommes confrontés à un film de 80 minutes trop long, qui finit par ennuyer. Les méchants ne sont pas effrayants et les héros finissent même par nous inspirer de l’antipathie. Les acteurs, plus qu’acceptables, n’y sont pourtant pas en cause.

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