[Critique] Don’t F**k With Cats: Magnotta, la nouvelle star Netflix

Note des lecteurs0 Note
4.5
Note Horreur Québec

C’est ce mercredi que Netflix a mis en ligne la série documentaire tant attendue Don’t F**k With Cats: Hunting An Internet Killer, qui se penche sur les crimes commis par le Canadien Luka Rocco Magnotta.

Né Eric Clinton Newman, Luka Rocco Magnotta s’est filmé en train de tuer des chatons pour ensuite diffuser les vidéos sur Internet. Après trois vidéos du genre, il a enregistré le meurtre de l’étudiant chinois Jun Lin dans son appartement de Montréal avant de diffuser la vidéo et de prendre la fuite en Europe. Au bout de plusieurs jours de recherche avec la communauté internationale à ses trousses, Magnotta a été arrêté dans un café Internet d’Allemagne en train de consulter des sites à son sujet.

Ceux qui ont suivi cette histoire morbide n’apprendront peut-être pas grand chose de nouveau. La série documentaire offre essentiellement des témoignages de «Baudi Moovin», «John Green» et Joe Panz de Rescue Ink, une émission de téléréalité consacrée à la protection des animaux, qui ont traqué Magnotta pendant 18 mois après la diffusion de sa toute première vidéo de meurtres de chatons.

Mais on entend aussi les témoignages du concierge Mike Nadeau, qui a découvert la valise contenant des restes humains; Claudette Hamlin du Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM), marquée à jamais par le dossier; Kadir Anlayisli, qui a reconnu Luka Rocco Magnotta dans un café Internet allemand, ainsi que le Dr Joel Watts, qui a évalué l’état psychologique du meurtrier pour la défense.

La série documentaire donne aussi la parole à Benjamin Xu, le meilleur ami de Jun Lin, et à l’avocat Romeo Salta, à qui Luka Rocco Magnotta a fait des confidences surprenantes un an et demi avant de tuer sa première victime humaine. Mais le plus déstabilisant est probablement d’entendre Anna Yourkin défendre son fils ad nauseam et de lui vouer un amour inconditionnel, même après avoir pris connaissance des crimes qu’il a commis. Par moments, ses déclarations sont franchement révoltantes.

Monté à la manière des autres documentaires «true crime» de Netflix, Don’t F**k With Cats: Hunting An Internet Killer réussit à maintenir l’intérêt des spectateurs du début à la fin, même s’il met de l’avant tout ce qui a déjà été dit ou écrit à ce sujet. Les images vont jusqu’à la limite de l’acceptable et la franchissent peut-être même à une ou deux reprises, sans jamais montrer en entier les vidéos que plusieurs internautes ont déjà visionnées avec horreur. Bouleversantes, elles en montrent tout de même juste assez pour que ceux qui les ont vues en entier se rappellent ces horreurs qu’ils voudraient oublier.

Les dernières minutes — les plus importantes du documentaire — incitent de manière inattendue les spectateurs à poursuivre leur réflexion, mais tout cela semble trop ironique après presque 3 heures dévouées à l’affaire. L’effort est tout de même apprécié. Don’t F**k With Cats: Hunting An Internet Killer réussit à créer un malaise de façon habile. Sachant que Luka Rocco Magnotta cherchait la gloire et la célébrité à travers ses crimes mis en scène pour le web, la décision de regarder ou non ce documentaire vous appartient.

Zeen is a next generation WordPress theme. It’s powerful, beautifully designed and comes with everything you need to engage your visitors and increase conversions.