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[Critique] « Exit 8 » : Quand le jeu vidéo tourne au huis clos kafkaïen

Cette année, le grand écran regorge d’adaptations de jeux vidéo. Jusqu’à présent, nous avons eu droit à Return To Silent Hill, The Iron Lung et The Super Mario Galaxy Movie, sorti la semaine dernière. À partir du 10 avril, nous pourrons cocher un nouveau titre sur cette liste, mais cette fois, on s’éloigne d’Hollywood : l’adaptation japonaise EXIT 8 débarque enfin dans les cinémas nord-américains.

Alors qu'il traverse une station de métro pour rejoindre d'urgence son ex-conjointe à l'hôpital, un homme rongé par le doute voit sa réalité se fracturer. Piégé dans une boucle spatio-temporelle où les couloirs se répètent à l'infini, il réalise qu'il est prisonnier de la mystérieuse zone « EXIT 8 ». Pour espérer revoir la lumière du jour, il n'aura d'autre choix que de décrypter son environnement et d'accomplir une mission bien précise.
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L’art du plan-séquence au service de la tension

Le rythme du film est brillamment dicté par la direction photo et le cadrage. La majorité des séquences sont tournées en de longues prises ininterrompues, ce qui nous plonge corps et âme dans ce concept kafkaïen. La mise en scène réussit habilement à recréer l’illusion d’un cercle vicieux, rappelant directement (et le film y fait d’ailleurs référence) les espaces impossibles de l’artiste M.C. Escher.

Du côté de la distribution, le désespoir des personnages est palpable et contagieux à chaque fois qu’ils échouent à leur mission. Cette situation surréaliste, bien que frustrante pour les protagonistes, s’avère hautement stimulante pour le spectateur : on devient un participant actif, scrutant constamment l’écran à la recherche d’anomalies pour s’en sortir avec eux.

EXIT 8 - Final Trailer - In Select Theaters April 10

Un thriller captivant qui manque d’impact horrifique

J’essaie toujours de limiter mes attentes avant un visionnement, d’autant plus que je n’avais aucune connaissance préalable du jeu vidéo. C’est vraiment la prémisse qui m’a attiré vers ce film, mais au final, l’œuvre manque d’éléments purement horrifiques. À quelques reprises, le scénario semble sur le point de basculer vers quelque chose de plus sanglant et assumé, mais il préfère systématiquement rebrousser chemin pour se concentrer sur la torture psychologique.

En somme, EXIT 8 s’avère être un film très divertissant, qui stimule l’intellect et invite le public à participer activement à l’énigme. Ne serait-ce que pour la grande qualité de sa réalisation cinématographique, le détour en vaut la peine.

Au cinéma dès le 10 avril.

Note des lecteurs0 Note
Pour les fans...
3.5
Note Horreur Québec

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