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Critique: Miss Peregrine's Home for Peculiar Children
8Note Horreur Québec
Note des lecteurs: (7 Votes)
8.2

Deux ans après son Big Eyes, excellent film biographique qui a passé sous le radar, le grand créateur Tim Burton nous revient avec ce qu’on lui connait de mieux. Il livre ici une fable gothique/fantastique mettant en scène plusieurs enfants, mais qui n’a absolument rien d’un film «pour toute la famille» (classé 13 ans et + Horreur). Il marque son retour avec les thèmes qui lui sont chers depuis ses tous premiers films: la mort, la différence, la figure paternelle déficiente… Tout y passe.

Inspiré du livre de Ransom Riggs, Miss Peregrin’s Home for Peculiar Children met en vedette Asa Butterfield (Hugo, pas toujours convaincant), Ella Purnell (Kickass 2) et, bien sûr, la magnifique Eva Green (Dark Shadows), dans le rôle de la mystérieuse dame à la pipe. Le reste de la distribution n’est pas négligeable. Incluant Judi Dench, Terence Stamp, Rupert Everett et Allison Janney, c’est sans contredit le terrifiant Samuel L. Jackson qui se démarque dans un rôle différent (finalement!) de ce qu’il a pu faire depuis les quinze dernières années.

Les bandes-annonces nous annonçaient un festival d’effets spéciaux tape-à-l’oeil, mais nous avons droit ici à quelque chose de bien dosé, qui n’essaie jamais de nous impressionner et, surtout, d’utile au récit. Mention spéciale à une jolie scène (trop brève) mélangeant acteurs et animation en stop motion.

14368920_10157470466905293_7590262675805825216_nPetit bémol, la musique assez générique (mais pas mauvaise) de Michael Higham et Matthew Margeson nous pousse à nous demander «Mais où est donc Danny Elfman?». Elfman n’ayant manqué le bateau que deux fois depuis 1985, son absence donne au spectateur une légère impression de manque. Burton sans son Elfman, c’est comme Jack sans sa Sally.

Au final, un excellent retour du maître du fantastique! Un 2h07 qui passe rapidement, mais qui nous laisse un tantinet sur notre faim. Plusieurs seront heureux de retrouver le Burton de Sleepy Hollow croisant celui d’Edward Scissorhands (incluant un beau clin d’oeil au film de ’90). Plusieurs scènes effrayantes et morbides sont au rendez-vous dans ce nouvel opus qui se hissera dans le coeur des fans et, sans aucun doute, dans les meilleurs coups du réalisateur!

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