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[Fantasia 2017] House of the Disappeared: la distortion du temps
7.8Note Finale
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En 2014, le festival Fantasia présentait le très respectable film vénézuélien The House at the End of Time. Cette année, les fans ont droit au remake sud-coréen: House of the Disappeared.

Mi-Hee (Yunjin Kim, Lost) reprend ses esprits tout juste après s’être faite attaquer. Suivant des cris qui se font entendre au sous-sol, elle découvre son mari assassiné et son fils caché. Le suppliant de venir la rejoindre, celui est aspiré par une force inconnue et disparaît. Reconnue coupable des meurtres de son mari ainsi que de son fils, la mère croupit vingt-cinq ans en prison. Maintenant malade, Mi-Hee est transférée dans la demeure où le drame s’est produit pour le reste de sa sentence. Un prêtre l’aidera à mieux comprendre la tragédie qui a décimé sa famille.

Difficile de ne pas comparer cette relecture à l’original. La trame narrative reste essentiellement la même, hormis quelques différences. La qualité de l’oeuvre de Lim Dae-Woong (Horror Stories, Bloody Reunion) en sort bonifiée, sans pour autant faire de l’ombre à celle d’Alejandro Hidalgo. L’approche plus réaliste du réalisateur Sud-Coréen à propos de la relation entre les deux frères s’avère, par exemple, un choix judicieux et ajoute en crédibilité. La décision de développer davantage les années en prison de Mi-Hee est également bienvenue. Le spectateur est plus enclin à éprouver de l’empathie à son égard. Toutefois, le personnage du père policier (Joe-yoon Jo, The Prison, ressemble davantage à une caricature. Dans l’original, on avait droit à un chômeur flanc-mou, interprété en nuance, tandis qu’ici, le père est surjoué et plutôt cliché.

L’atmosphère angoissante est toujours présente et amplifiée par l’ajout de personnages qui habitaient la maison auparavant. Les nombreux jump scares sont efficaces et tombent rarement dans la facilité. Date-Woong ajoute une touche d’humour à l’ensemble sans y diluer l’atmosphère oppressante du film. Contrairement à l’original, où le maquillage pour vieillir l’actrice était ridicule, l’effet est ici mieux réussi. On ne peut malheureusement en dire autant de sa perruque. Yunjin Kim campe bien son rôle de mère désemparée, cependant son interprétation est mal dosée. Pas besoin de toujours crier! Un jeu plus en subtilité aurait été parfois souhaitable.

Si certains auraient préféré une histoire plus classique de maison hantée, le dénouement offre une touche d’originalité qui en surprendra plus d’un. House of the Disappeared est légèrement supérieur à l’oeuvre originale. Si le choix s’offre à nous, le film sud-coréen en sort donc gagnant. Toutefois, dans les deux cas, votre expérience risque d’être fort agréable.

Consultez notre couverture Fantasia 2017!

 

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