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[Fantasia 2018] Lifechanger: la vie des autres
5.5Note Finale
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Qu’est-ce qui se produit lorsqu’un métamorphe veut vivre une vie normale? Comment, quelqu’un qui doit constamment changer de corps pour survivre, peut espérer tomber en amour un jour? C’est devant une salle comble que le cinéaste canadien Justin McConnell (Skull World, Broken Mile) et son équipe — George Mihalka (My Bloody Valentine) est producteur consultant sur le film — sont venus présenter Lifechanger en grande première mondiale, un film qui s’attarde à toutes ces questions.

Hors champ, on suit donc la voix de cet homme qui nous fait la narration de sa condition. Ou du moins de ce qu’il en sait. À l’écran, c’est au travers des corps des autres qu’il continue à vivre sa vie. D’un point de vue théorique, l’idée de suivre le personnage principal à travers différents acteurs, hommes et femmes, est extrêmement intéressante. D’un point de vue pratique, il en est tout autrement.

Au scénario, l’idée de base géniale rappelle certaines productions indépendantes étonnantes comme le Spring de Justin Benson et Aaron Moorhead. Malheureusement, le rythme du récit nous laisse croire pendant trop longtemps qu’on suit une histoire qui ne va tout simplement nulle part. L’aspect amateur de la production n’aide pas la cause non plus. Le manque de moyens se fait sentir à la direction photo et aux effets spéciaux. Malgré l’idée des corps laissés derrière, comme vidés, on ne peut s’empêcher de penser à des cadavres en papier mâché.

Mais là où le film manque le plus la cible, et où il aurait fallu développer pour faire oublier le reste, c’est au niveau des personnages. On peine à comprendre pourquoi et comment notre voleur de corps peut éprouver des sentiments pour cette jolie blonde (Lora Burke, Poor Agnes), une femme en peine d’amour et qui passe ses soirées à boire seule au bar; lire un peu pathétique. Dans le même ordre d’idées, cette série d’acteurs qui se retrouvent finalement tous à incarner l’homme ne parviennent pas à nous faire croire qu’ils sont habités par la même personne.

Le métrage se conclut pourtant avec une finale coup de poing, excessivement payante, SPOILER: que l’affiche du film s’empresse de venir ruiner. De si bonnes idées gâchées…

Consultez notre couverture Fantasia 2018

 

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