[Fantasia 2018] Violence Voyager: des mutants, des tripes et du Jell-O

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5.5

Bobby et Akkun décident d’emprunter un sentier secret pour se rendre au village voisin où leur ami a déménagé. En route, ils tombent dans le piège d’un personnage excentrique qui les attire dans son parc d’attractions, pour finir en réalité dans le laboratoire de ses expériences sadiques. Avec l’aide improbable d’un chimpanzé, d’un chat et d’une chauve-souris, Bobby devra aller au bout de Violence Voyager pour sauver sa vie et celle de ses amis.

Si vous faites partie des chanceux à avoir assisté à la projection de The Burning Buddha Man en 2013, vous êtes déjà familier avec la méthode de gekimation, qui consiste à manipuler des figurines de papier pour les filmer en direct. Comme dans son premier opus, le réalisateur japonais Ujicha manipule l’image avec de «vrais» éléments. Par exemple, s’il y a un incendie, ce sont de véritables flammes qu’on aperçoit à l’écran et, si les personnages vomissent (ce qui arrive souvent), c’est de la gélatine qui sort de leur bouche en papier. Étonnant!

Tout aussi grotesque et excessif que The Burning Buddha Man, Violence Voyager suit néanmoins une progression plus «conventionnelle», empruntant même gaiement au film de kung-fu et à l’esprit des années 1980, si en vogue en ce moment. Il ne s’en tire toutefois pas aussi bien que son prédécesseur, qui était un véritable bad trip

Même si certaines blagues font mouche, l’humour pipi-caca devient vite lassant. D’ailleurs, la question se pose devant un film expérimental qui nous arrive de l’autre bout du monde: rions-nous au bon moment? Violence Voyager se veut humoristique, oui, mais en s’esclaffant à tout propos, même lors des passages dramatiques, l’audience de la projection de Fantasia nous empêchait d’apprécier l’horreur contenue dans certaines images.

L’animation crée une distance qui permet de faire d’un spectacle la violence subie par les enfants; en revanche, peu de choses justifient l’étalage de leur nudité. La vue répétée de leurs sexes met franchement mal à l’aise, surtout conjuguée à des gags et allusions touchant à la pédophilie — un vieil homme, par exemple, insiste pour conserver les sous-vêtements d’un garçon avec lequel il a passé de «si beaux moments». Euh, ok.

Néanmoins, la facture visuelle du film vaut franchement le détour… même si vous aurez peut-être envie de retourner sur vos pas à mi-chemin.

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