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[FNC 2017] KFC: insolence gore
5Note Finale

KFC de Le Binh Giang fait partie des mindfucks de l’édition 2017 du FNC. C’était le fameux «film de cannibales vietnamien» qui semblait sur toutes les bouches des mordus de la sélection Temps Ø. Le film gore asiatique aura au final plutôt divisé la salle.

Un médecin fou séquestre, viole, torture et dépèce ses victimes pour les dévorer avec son jeune fils. Ce dernier, aujourd’hui accoutumé au goût de la chair humaine, perpétue ce cycle de violence dans les rues de Hanoi. Mais la vengeance des victimes de son père le guettent.

Estomacs fragiles, abstenez-vous. Les scènes gores de KFC sont gores, et pas qu’un peu. Et si l’étalage de boyaux n’a pas pour habitude de vous lever le coeur, sachez que le film a d’autres armes plus dérangeantes en réserve. Nous parlons ici de l’humour super fucké du film qui passe sans problème du vaudeville au gros, gras et sale. Pour vous donner un exemple, une scène du film n’hésite pas à nous montrer une gamine de 8 ans manger un pénis tranché, le vomir dans un verre et regarder son ami du même âge boire dans ce dernier. Et ne croyez pas un seul instant que KFC s’embête avec la subtilité et le pouvoir de la suggestion.

De cet humour vient aussi une décision artistique peu ordinaire qui saura, elle aussi, désarçonner certains spectateurs: le montage son. Alors que le film s’est offert une direction photo très propre (steadicam, grue, etc), tous les effets sonores gores du film semblent avoir été tirés d’une banque de sons amateure. Il faut bien avouer qu’une fois la surprise passée, cela prend tout de même un certain temps à accepter ce choix artistique.

Aussi, la narration pourra sembler confuse à certains: la superposition de deux temporalités. Jamais celles-ci ne sont rendues évidentes pour les identifier et ne pas le savoir rend le film particulièrement difficile à suivre.

En fin de compte, KFC rendra les amateurs de cinéma trash heureux de pouvoir découvrir ce que le Vietnam a à offrir dans le genre. Les amateurs d’un cinéma d’horreur qui cogne moins peuvent passer leur tour.

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