Il y a des romans qui vous happent sans prévenir, comme une route de campagne qui semble tranquille avant de révéler ses virages les plus serrés. La maison du rang Lynch de l’autrice québécoise Alexie Morin appartient à cette catégorie-là : un récit qui s’avance doucement, presque sur la pointe des pieds, pour mieux révéler le secret de famille qui reste enfoui.
Publié en octobre 2025, ce roman de la maison d’édition Le Quartanier vaut-il le détour?
Deux frères, Vincent et David McCabe, tentent d’échapper à une famille rongée par les secrets et les disparitions. À l’aube de l’âge adulte, l’un rêve de fuir tandis que l’autre s’efface peu à peu. Sur neuf jours et neuf nuits, le passé et le présent s’entrelacent, révélant un univers gothique où les fantômes hantent les paysages des Cantons-de-l’Est.
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Avec La maison du rang Lynch, Alexie Morin propose un roman qui s’installe avec lenteur, mais une lenteur pleinement assumée. L’autrice prend soin de nous immerger dans le quotidien des frères McCabe, de raconter leur histoire familiale et de laisser monter une atmosphère lourde de secrets. Cette mise en contexte minutieuse rend le récit profondément immersif et donne à chaque détail un intérêt qui pique la curiosité.
Cependant, ce choix amène également un côté plus négatif. En effet, l’action, souvent en retrait, avance par petites touches, ce qui peut donner l’impression que le récit s’essouffle par moments. L’autrice privilégie plutôt l’introspection, les silences et les zones d’ombre. C’est un pari qui séduira certains lecteur·rice·s et en laissera d’autres sur leur faim.
Quant à l’écriture, elle demeure l’un des grands atouts du roman. Les descriptions sont d’une grande force évocatrice : paysages, maisons, forêts et souvenirs prennent une dimension presque réelle. L’histoire, très imagée, nous plonge avec force dans ce paysage familial. Les dialogues à la québécoise ajoutent une authenticité bienvenue et ancrent ce récit étrange et gothique dans un réel familier.
Pour conclure, La maison du rang Lynch charme surtout par son atmosphère et sa sensibilité, davantage que par son rythme ou les passages d’action.

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