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The Evil Within 2: réalité virtuelle cauchemardesque
8.5Note Horreur Québec
Note des lecteurs: (2 Votes)
9.2

Paru en 2014, le premier chapitre du jeu The Evil Within, création de Shinji Mikami (Resident Evil) avait reçu des critiques mitigées et avec raison. Malgré une ambiance terrifiante fort réussie, le système de combat et quelques boss causaient une certaine frustration et rendaient le tout facilement oubliable. Cette fois-ci, John Johanas prend la relève pour The Evil Within 2 et parvient à offrir une expérience beaucoup plus aboutie.

Trois ans après les événements à l’hôpital psychiatrique de Beacon, Sebastian Castellanos quitte les forces policières pour se concentrer à détruire la mystérieuse organisation Mobius. Cependant, la disparition de sa femme et la mort de sa fille Lily viennent toujours le hanter. Noyant sa peine dans un bar, il fait la rencontre d’une ancienne partenaire, Juli Kidman, qui lui apprend que Lily est toujours vivante. Il accepte à contrecœur de s’associer encore une fois à Mobius pour mettre toutes les chances de son côté pour retrouver sa fille.

Avec ses ressemblances au film The Cell de Tarsem Singh (Mirror, Mirror), le jeu d’horreur à la troisième personne de Johanas se distingue par ses graphiques d’une grande beauté. Il nous plonge dans un univers disjoncté, parfois psychédélique et à la fois très élégant. Tout cela contribue grandement à implanter un sentiment d’angoisse tout le long de l’aventure. Le joueur devra avancer doucement pour ne pas alerter les immondes créatures qui peuplent ce monde horrifique. Un souci du détail a justement été porté à l’apparence de ses monstres effrayants, tout à fait originaux. Il est dommage que la qualité visuelle diminue dans les derniers chapitres et donne l’impression d’avoir été conçus à la hâte.

Plusieurs moments dans l’histoire deviennent source de frayeur, comme lorsque Catellanos se retrouve dans une grande maison où les pièces changent continuellement. Un terrifiant jeu du chat et de la souris s’enclenche à ce moment. Le passage dans un hôpital avec le fantôme d’une femme hurlant sans cesse est également d’une grande efficacité. Le scénario offre une bonne dose de surprises. Les auteurs ont su prendre une route moins prévisible que celle à laquelle nous sommes habitués. Vous serez même ému lors de certains passages.

Par ailleurs, les créateurs ont accordé une importance à la construction psychologique de notre héros, mettant l’accent sur son sentiment de culpabilité. Plus crédible et attachant, le joueur développe plus facilement une connexion émotionnelle avec ce dernier. L’ajout de plusieurs coéquipiers amène parfois une diversité dans la jouabilité. Le joueur doit aider une de ses partenaires à défendre une baraque des attaques des nombreux ennemis. C’est franchement enlevant. Ces personnages secondaires viennent ajouter une couche de complexité au développement du scénario et leur pertinence s’avère donc cruciale.

Le jeu vous offre la possibilité de réduire la difficulté si le besoin s’en ressent, mais sachez que vous ne pourrez pas l’augmenter par la suite. C’est un pensez-y bien! Quoique l’option de fabriquer vos propres munitions soit disponible, le joueur doit absolument apprendre à gérer ces balles rarissimes. Ceci peut représenter un défi pour certains surtout lors des rencontres avec les plus gros ennemis. On sent que les influences de Resident Evil ne sont pas très loin.

The Evil Within 2 se révèle une agréable surprise compte tenu de la qualité inférieure de son prédécesseur. Amateurs de jeux de survie d’horreur, n’hésitez pas à plonger dans cet univers lugubre qui saura certainement captiver votre attention.

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