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[⏪ On rembobine] «Halloween 4: The Return of Michael Myers:» retour aux sources?
4Note Finale
Note des lecteurs: (2 Votes)
4.6

Attention: cette critique contient plusieurs divulgâcheurs!

Halloween 1988. Michael Myers sombre dans un profond coma depuis dix ans suite aux événements de la nuit du 31 octobre 1978. Sans surprise, il se réveille enfin et sa quête d’éliminer toute sa famille se poursuit. Sa soeur Laurie Strode étant décédée un an auparavant, c’est vers la fille de cette dernière, accueillie par une famille adoptive, que Myers se retourne. Sa petite nièce Jamie Lloyd devient donc la nouvelle motivation de l’immortel croque-mitaine.

Après les multiples plaintes contre Halloween III: Season of the Witch, les producteurs se devaient absolument de ramener le tueur masqué au grand écran. Jamie Lee Curtis ne voulait plus faire de films d’horreur tandis que John Carpenter décida de passer le flambeau de la scénarisation à une autre équipe. Bref, il fallait trouver une bonne histoire et, surtout, une excellente raison à Michael Myers de revenir hanter Haddonfield. C’est le 21 octobre 1988 que Halloween 4: The Return of Michael Myers prit l’affiche.

Halloween 4 The Return of Michael Myers film posterAvouons-le, on s’attendait à beaucoup plus pour un retour aussi attendu. L’équipe gagnante derrière les premiers films n’étant plus au rendez-vous, cette troisième suite en a souffert énormément, à commencer par le scénario bâclé. Des dialogues faciles, aucune originalité dans les meurtres et des personnages auxquels ont s’attache trop tardivement au cours du film.

La petite Danielle Harris (Urban Legend) surjoue constamment avec ses cris stridents et pleurs constants. On aurait également voulu aimer Ellie Cornell (House of the Dead) autant que Jamie Lee Curtis, mais son personnage unidimensionnel de Rachel ne réussit jamais à convaincre. Donald Pleasence (You Only Live Twice) est de retour dans son rôle du légendaire docteur Sam Loomis qui essaie tant bien que mal d’arrêter son diabolique patient (George P. Wilbur), mais il est si mal utilisé qu’on en vient à lui accorder aucune importance. Les rôles secondaires sont tout aussi jetables et on ne veut que les voir se faire éliminer le plus vite possible. Tous plus agaçants les uns que les autres, Sasha Jenson (Buffy the Vampire Slayer) et Kathleen Kinmont (Bride of Re-Animator) gagnent la palme.

Faire abstraction qu’on regarde un film de la franchise Halloween est peut-être la clé pour arriver à y retirer un certain plaisir. Nous le rappelant à maintes reprises en nous bombardant constamment de la musique thème, il nous est difficile de l’oublier. Car très rares sont les moments où le spectateur a l’impression de renouer avec cet univers après le très bon Halloween II, paru en 1981. Myers est ici très interchangeable et n’importe quel autre «monstre» aurait malheureusement fait l’affaire. Avec une finale débile (quoique inattendue) laissant deviner un cinquième film, nous sommes en droit de se demander s’il est possible de faire plus ennuyant et risible pour la suite des choses.

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