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[⏪ On rembobine] «Halloween: The Curse of Michael Myers»: un nouvel espoir
6Note Horreur Québec
Note des lecteurs: (2 Votes)
6.5

Attention: cette critique contient plusieurs divulgâcheurs!

Nous revoici à Haddonfield, six ans plus tard, alors que Michael (George P. Wilbur) et sa nièce Jamie Lloyd (maintenant interprétée par J.C. Brandy) sont maintenant retenus malgré eux par une secte satanique depuis les événements du dernier épisode.

De l’autre côté, on retrouve le personnage de Tommy Doyle (Paul Rudd), survivant du film original et devenu obsédé par Myers. À l’aide de plusieurs nouveaux venus ainsi que le légendaire docteur Loomis (Donald Pleasence), Tommy devra empêcher le tueur masqué de mettre la main sur les derniers membres de sa famille, en l’occurrence le nouveau-né de Jamie.

Halloween The Curse of Michael Myers film posterAprès plusieurs versions du scénarios, de problèmes de casting et de mauvaises critiques, c’est le 29 septembre 1995 que Halloween: The Curse of Michael Myers prit l’affiche. Les six ans d’absence ont porté fruit puisque nous avons doit au «moins pire» depuis le retour de Michael dans Halloween 4. Il s’agissait d’ailleurs du plus gros box-office d’un film de la série pour le premier week-end.

À l’instar des deux épisodes précédents, ce sixième film est pourvu d’une intrigue, de personnages dont on se soucie un tant soit peu et ne se limite pas qu’à une enfilade de meurtres insipides. On y découvre le pourquoi du comment grâce à la présence de la fameuse secte dont Michael serait tombé sous l’emprise dès l’enfance, ce qui l’aurait poussé à la folie. Le retour d’anciens personnages est également apprécié et le mélange avec les nouveaux protagonistes apporte un vent de fraîcheur à cette série qui était déjà très essoufflée.

Malheureusement, les nombreux problèmes de tournage se font ressentir tout au long du film. La réalisation bâclée de Joe Chappelle (Phantoms) et le montage des plus énervants laisse croire à un travail d’amateur. Dès le début, tout arrive très vite, sans jamais prendre le temps de développer quoi que ce soit. Les acteurs se débrouillent du mieux qu’ils peuvent. Le nouveau venu Paul Rudd (Ant-Man and the Wasp) s’en tire plutôt bien dans le rôle de Tommy Doyle, alors que Marianne Hagan (BreadCrumbs) le soutient du mieux qu’elle le peut dans le rôle d’une des filles adoptées par la famille Strode. Heureusement, on utilise enfin Donald Pleasence (Buried Alive) pour finalement redevenir utile à l’intrigue dans son dernier rôle au grand écran.

Halloween 6 Michael Myers

Malgré les nombreux problèmes évoqués plus tôt, Halloween: The Curse of Michael Myers reste un des épisodes les plus divertissants à voir. Bien que le scénario soit gravement tiré par les cheveux, on en retire un certain plaisir. C’est maladroit, mal fait et plus que bordélique, mais reste qu’après les horribles épisodes 4 et 5, il était difficile de faire pire. La fin du film nous donne cet impression qu’on a fait plus que le tour et qu’il est d’ailleurs temps de passer à autre chose, de rafraîchir le tout et de trouver une nouvelle ligne directrice pour la suite.

Note: Cette critique fait l’objet de la version présentée en salle, en 1995. Une version «Producer’s Cut» est disponible en format Blu-ray par la compagnie Scream Factory.

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