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[Critique] « Primate » : une satire générique

Le 9 janvier prochain marquera l’arrivée en salle du plus récent long-métrage de Johannes Roberts (V/H/S/99, Resident Evil : Welcome to Raccoon City, The Strangers : Prey at Night), intitulé Primate. Horreur Québec a eu l’occasion de le voir en primeur; voici ce que nous en avons pensé.

L’intrigue nous emmène à Hawaï, où un groupe d'ami·e·s rejoint la famille de Lucy (Johnny Sequoyah) pour ce qui devait être un été paradisiaque. L'idylle vire toutefois au cauchemar lorsque Ben (Miguel Torres Umba), le primate de compagnie, développe des symptômes inquiétants de rage.

Un concept qui tourne en rond

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Si le scénario est plutôt simple, son exécution l’est tout autant. Entre une musique générique et une direction photo manquant de personnalité, on se heurte à un jeu d’acteurs parfois exagéré qui sonne trop souvent faux. Les réactions des personnages sont disproportionnées, voire invraisemblables, à l’image du scénario lui-même. L’intrigue est tirée par les cheveux et le concept peine à trouver sa crédibilité.

Si un primate enragé sombre dans une folie meurtrière, avons-nous, en tant qu’humains, une quelconque chance de nous en sortir à mains nues?

C’est pourtant sur ce mince espoir que s’appuie Primate. Dès le départ, la suspension d’incrédulité est brisée et l’on décroche. Bien que le film semble vouloir jouer la carte de la satire, l’humour qui y est présenté manque d’originalité et ses mécaniques sont prévisibles.

Ces lacunes peuvent-elles réellement être justifiées par une tentative de second degré? Rien n’est moins sûr.

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Copyright Photos © Paramount Pictures.

Si la promesse était celle d’un film d’horreur intense et gore, la réalité est tout autre. Certes, certaines scènes sont violentes et sanglantes, mais elles souffrent d’une grande répétitivité. Elles deviennent redondantes, sans oublier qu’elles sont loin d’être réalistes : de la peau qui s’étire à n’en plus finir lorsqu’une mâchoire est arrachée, l’effet manque de conviction. Pour ce qui est de l’intensité, on repassera : la tension est absente, engloutie par l’absurdité des situations.

L’aspect le plus intéressant du film réside toutefois dans sa localisation et sa gestion de l’espace. Primate se déroule en huis clos dans la maison familiale de Lucy. L’espace est bien exploité, que ce soit lors des poursuites pour fuir la bête ou dans la mise en scène des meurtres. On navigue de manière fluide à travers la demeure, la piscine et la terrasse, ce qui accentue le sentiment de prise d’otage.

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Copyright Photos © Paramount Pictures.

En bref, Primate est loin du thriller haletant que l’on nous avait promis ; on verse plutôt dans la facilité scénaristique et le recyclage de mécanismes d’horreur vus et revus. Cela dit, lors de la projection, les rires fusaient et les réactions dans la salle étaient sonores.

Le film prendra l’affiche le 9 janvier et, si vous cherchez un divertissement qui ne se prend pas la tête, une œuvre courte pour vous changer les idées sans pression, vous serez peut-être conquis.

Quant à celleux déjà familiers avec le cinéma de Johannes Roberts, vous constaterez que l’on ne sort pas des sentiers battus et qu’on ne réinvente pas la roue. Malgré tout, la meilleure manière de se faire une tête reste toujours de le voir par soi-même!

PRIMATE | Official Trailer (2026 Movie)
Primate est disponible sur:
Primate
Note des lecteurs6 Notes
Pour les fans...
de huis clos
Johannes Roberts
2
Note Horreur Québec

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