Depuis le dernier Festival de Cannes, les spectateurs francophones du monde entier ont hâte de voir cette première prestation de Jodie Foster dans la langue de Molière.
Suite au suicide étrange de l’une de ses patientes, une psychiatre en vient à soupçonner le mari de cette dernière de l’avoir assassinée.
La cinéaste Rebecca Zlotowski s’est forgé une solide réputation avec des films comme Grand Central et Les Enfants des autres. Ici, elle agit également à titre de coscénariste aux côtés d’Anne Berest pour cette comédie noire.
![[Critique] « Vie Privée » : du Agatha Christie sans couleurs ou du Alfred Hitchcock sans saveur. 13 MM APrivateLife Onesheet FR MET 111b781f 88d0 f011 ba5d 0efdbb9167fd](https://cdn.horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/01/MM_APrivateLife_Onesheet_FR_MET_111b781f-88d0-f011-ba5d-0efdbb9167fd-311x450.jpg)
L’ouverture du film sur la chanson Psycho Killer des Talking Heads souligne dès le départ une certaine légèreté. On comprend aussi très vite que l’intrigue policière sera un prétexte pour mettre en scène une femme qui se remet en question à travers la mort de sa patiente. Un doute s’impose soudainement sur ce suicide qu’elle n’a pas vu venir, et l’intrigue installe habilement une ambiance hitchcockienne où la médecin s’improvise Miss Marple.
Malheureusement, plus l’histoire avance, plus la manière dont cette femme s’enfonce dans son enquête perd de sa crédibilité policière. Non seulement certaines décisions de l’héroïne semblent ridicules, mais l’aspect ludique souhaité par la cinéaste ne cohabite jamais très bien avec le suspense, finissant même par désamorcer ce dernier.
Contrairement aux romans d’Agatha Christie ou aux films d’Alfred Hitchcock, auxquels l’œuvre tente de s’apparenter, nous avons droit à des épisodes d’investigation sans grande saveur et à une résolution somme toute assez fade. Si au moins les parenthèses narratives dressant le portrait de cette femme brisée prenaient de vrais risques…
Zlotowski propose une mise en scène assez classique, quoique très alerte à certains niveaux. La cinéaste semble bien s’amuser à faire errer Jodie Foster dans la splendeur parisienne. Elle met aussi en scène de sublimes passages oniriques qui, malheureusement, n’aboutissent à rien de vraiment fascinant.
![[Critique] « Vie Privée » : du Agatha Christie sans couleurs ou du Alfred Hitchcock sans saveur. 15 VIE PRIVEE 3](https://cdn.horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/01/VIE_PRIVEE_3-675x450.jpg)
Jodie Foster est en grande forme et demeure le noyau central de cette œuvre amusante qui ne transcende pas grand-chose. Daniel Auteuil est tout aussi charismatique.
En somme, Vie Privée n’est certainement pas un navet, mais le film est loin de répondre à nos attentes.

![[Critique] « Vie Privée » : du Agatha Christie sans couleurs ou du Alfred Hitchcock sans saveur. 12 vieprivee](https://cdn.horreur.quebec/wp-content/uploads/2026/01/vieprivee-1155x770.jpg)


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