Une Saint-Valentin de débauche: 10 films d’horreur érotiques

«La St-Valentin c’est yink’ une fête commerciale pour que les grosses compagnies vendent des cartes et des chocolats!» Soit. Mais nous à Horreur Québec, et bien que nous les ayons vendues depuis longtemps au diable, nous avons des âmes de grands romantiques. Le 14 février est pour nous l’occasion de nous glisser sous une douillette devant notre télévision avec notre douce moitié (comprendre ici littéralement un demi humain, l’autre morceau étant dans le congélateur) pour se goinfrer de cinéma d’horreur. Mais une fois n’est pas coutume et nous avons pensé qu’une liste thématique serait sans doute le meilleur moyen pour vous lecteur de «concrétiser» avec votre special someone en cette sacro-sainte Saint-Valentin. Coquins que nous sommes, nous avons concocté une liste de dix films à découvrir; dix films d’horreur certes, mais dix films érotiques! Pow-chicka-wow-wow.

Massage Parlor Murders! (1973) de Chester Fox et Alex Stevens

Débutons tranquillement avant de tomber dans des titres plus bizarres que celui-ci. Massage Parlor Murders! est un petit bijou du cinéma d’exploitation américain et représente à lui seul l’étrangeté sordide qu’était 42nd Street durant les années 1970. Les protagonistes du film mènent l’enquête pour résoudre les obscènes crimes d’un tueur qui sévit dans le milieu des salons de «massage» new-yorkais. Fait intéressant, le film s’est appauvrit de toutes ses scènes d’horreur pour être par la suite exploité uniquement comme film de sexploitation et s’est trouvé affublé d’un nouveau titre: Massage Parlor Hookers!. Nous ne saurons que trop vous recommander de mettre la main sur une copie distribuée par Vinegar Syndrom qui contient les deux cuts du film.

Les démoniaques (1974) de Jean Rollin

Cocorico, voici un premier titre français! S’il est évident de parler ici d’un film de Jean Rollin, il est est plus risqué de choisir quel film de sa filmographie recommander. En effet, le cinéaste a cette tendance à ne pas faire l’unanimité. Tandis que certains lui voueront un culte (mérité selon l’auteur de ce billet), d’autres seront plus enclin à ne vanter que les prouesses soporifiques du réalisateur. Quoi qu’il en soit, Rollin demeure l’un des rares cinéastes de l’Hexagone à avoir pleinement embrassé le genre et demeure aujourd’hui l’un des plus importants porte-étendards du film de vampire. Cela dit, ce n’est pas un film de dents pointues que nous vous présentons ici mais un film de marin. Quanrante-cinq ans avant The Lighthouse, Jean Rollin nous raconte un rape and revenge dans lequel deux jeunes femmes font un pacte avec le démon pour se venger de marins libidineux.

les demoniaques

Viol sous les tropiques (1977) de Joe D’Amato

La série des Emanuelle n’est plus à présenter et pourtant certains de ses opus sont des petits bijoux d’exploitation. C’est le cas de Viol sous les tropiques (aka Emanuelle et les derniers cannibales) qui mêle très étrangement film érotique et cannibales, mais on ne peut pas dire que nous soyons si étonnés venant du cinéma italien des années 1970… Joe d’Amato nous raconte dans cette pépite coquine l’histoire d’une Emanuelle toujours en quête du scoop de l’année. Cette fois-ci, elle part à la chasse d’une tribu disparue d’Amazonie. S’en suit moult cochoncetées, joyeusetées gore ainsi qu’un chimpanzé accroc à la cigarette. Vous l’aurez compris, ce n’est pas pour le scénario que l’on s’attaque à ce volet de la plus célèbre saga du cinéma érotique.

emanuelle and the last canibals

La bête (1975) de Walerian Borowczyk

Nous sommes pas peu fiers d’annoncer que La bête n’est pas le plus étrange des films qui sera discuté dans cet article et Dieu sait qu’il est plutôt out there. À la défense du cinéaste (dont nous vous invitons à répéter le nom, Walerian Borowczyk, dix fois très vite la bouche pleine d’un biscuit Graham), le film s’inscrit dans un cinéma arthouse très marqué. La Bête nous raconte l’improbable relation qui lie une jeune femme à un monstre qui pourchasse les demoiselles dans les bois pour s’accoupler avec elles. Nous vous laisserons le soin d’évaluer la valeur artistique de ce film.

Vampyros Lesbos (1971) de Jesús Franco

Il serait criminel d’établir une liste de films d’horreur érotiques sans mentionner l’oeuvre de Jesús Franco. Sorte de cousin espagnol de Jean Rollin, le cinéaste a toujours parsemé ses films d’un érotisme langoureux que nous ne pouvons passer sous silence ici. Tel que son titre le laisse présager, Vampyros Lesbos dépeint l’histoire d’une vampire lesbienne qui attire une jeune femme chez elle pour la vider de son sang. Il serait trop vite dit que seules les scènes érotiques de lesbianisme valent le détour dans ce film puisque celui-ci demeure aussi très reconnu des mélomanes pour sa bande originale psychédélique absolument immanquable!

vampyros lesbos

Nude for Satan (1974) de Luigi Batzella

On s’attaque au quand même très cochon avec une autre perle italienne. Voguant ouvertement sur l’érotisme mais flirtant avec la pornographie, Nude For Satan de Luigi Batzella nous raconte l’histoire d’un homme aux prises avec le diable enclin à briser les règles de l’espace et du temps pour le tourmenter.

Les lèvres rouges (1971) d’Harry Kümel

Comme vous pouvez le constater, les films de lesbiennes vampires (ou de vampires lesbiennes, c’est au choix) étaient très en vogue dans l’Europe des années 1970. Si nous avons mentionné Rollin et Franco, nous devons parler de Harry Kümel et sa participation belge au genre. Les lèvres rouges, plus connu sous son titre anglais Daughters Of Darkness, ce titre demeure sans doute le moins horrifiant de cette liste. Pourtant, nous ne saurions que trop le recommander à tout aficionado d’euro-horror qui se respecte tant le film parvient à diffuser une atmosphère glamour et envoûtante. Vous pouvez également lire notre «rembobine» sur le sujet.

Le venin de la peur (1971) de Lucio Fulci

Si beaucoup de gialli utilisent l’érotisme comme outil pour «emballer» leurs intrigues et vendre plus de billets de cinéma, plus rares sont ceux qui vont concrètement l’intégrer à leur intrigue. C’est le cas de Le venin de la peur (aka A Lizard In A Woman’s Skin) qui plonge au plus profond des fantasmes refoulés d’une jeune femme. Cette dernière rêve de sexe et de meurtres, mais ne sais plus distinguer les songes de la réalité lorsque vient le temps de se réveiller. Fulci est principalement reconnu pour ses sordides films de zombies, mais il ne faut très certainement pas manquer de s’attarder à son incursion dans le giallo où il s’est particulièrement illustré.

Evils Of The Night (1985) de Mardi Rustam

John Carradine, beaucoup de stars du X et un scénario sans queue ni tête: voici en résumé ce que ce cheese fest résolument 1980s offre au spectateur qui se laissera éblouir par cette délicieuse cochonnerie. Amateurs de poitrines gigotantes, d’effusions de sang et d’extraterrestres, jetez-vous à l’aveugle dans le visionnement de Evils Of The Night!

Bunny the Killer Thing (2015) de Joonas Makkonen

Celui-ci, nous l’avons gardé pour la fin. C’est un peu le boss final de cette liste. Il faut l’avouer: mêler érotisme et horreur ça fonctionne bien dans l’ensemble, mais des fois, ça va trop loin. La comédie d’horreur finnoise Bunny The Killer Thing en est le parfait gluant exemple. En bref, un homme-lapin court après des touristes pour les pénétrer à mort à l’aide de son pas-mal-gros pénis. Un film à déguster entre amis ou avec votre amoureux·se, si vous êtes dans ce genre de truc. Nous en tout cas, on avait bien rigolé à Fantasia l’année de sa sélection!

Joyeuse Saint-Valentin, on vous aime! ❤️

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